Claudon TERDIEU, laboureur demeurant à Arracourt, âgé de 62 ans ou environ a dit et déposé que ledit sieur de BOURDONNÉ lui fait faire tous les ans quantité de charrois bien qu’ils ne soient pas de son gouvernement et que lors qu’ils le refusent il ne veut souffrir qu’aucune personne dudit lieu entre dans Vic où ils réfugient tout ce qu’ils ont, que la présente année ils ont charroyé environ 12 cordes de bois qu’ils prenaient à 2 lieux de Moyenvic et q’il écrivit le jour d’hier aux dits habitants pour leur en faire encore autant, a dit aussi qu’il y a 4 ou 5 ans que le nommé GOURNAY domestique dudit sieur de BOURDONNÉ, le nommé LA  TREILLE, sergent du château de Vic et autres soldats firent lever par un serrurier la serrure de la porte du grenier du logis d’un nommé La Liberté habitant de Vic advoué pour soldat dans lequel ils prirent 5 quartes de blé et 2 quartes d’orge appartenant au déposant et qu’ils ne l’ont payé que la moitié du prix qu’il valait lors, que les habitants dudit lieu d’Arracourt ayant réfugié leurs blés dans Vic l’année dernière les gens dudit sieur de BOURDONNÉ les aurait fait prendre ayant encore fait lever la serrure du grenier ou le déposant en avait 5 quartes et ne l’ont payé qu’à 30 gros la quarte bien qu’il valut lors 8 ou 9 F, a dit encore qu’il y a 3 ou 4 ans qu’il se rendit adjudicataire de la coupe de quelques prés appartenant à l’église d’Arracourt lesquels ledit GOURNAY fit faucher et enlever et que le déposant l’ayant prié de payer le prix de l’enchère et adjudication il n’en voulu rien faire et le chassa à coups de bâton, qui est ce qu’il a dit, lecture faite de sa déposition a dit qu’elle contient vérité et a signé.