Demange FEBVATTE, maire de La grande Bezange, âgé de 47 ans ou environ, adit et déposé que le sieur de BOURDONNÉ charge et décharge les habitants de la ville de Vic comme il lui plaît des tailles qui sont jetées, qu’il advoue plusieurs bourgeois pour soldats auxquels il ne donne aucune chose et les exempte de taille et contributions même de payer la gabelle des denrées dont ils trafiquent, que les soldats prennent tous les fruits qu’ils trouvent dans les jardins sans que l’on en puisse avoir justice, qui ayant eu ordre aux habitants de Vic et de l’évêché de fournir 1000 quartes de blé pour la garnison de Moyenvic ledit lieu de Bezange fut cotisé à 10 quartes desquelles les habitants en ont payé 4 et pour les 6 restant ils se sont obligés envers le nommé GOURNAY domestique dudit sieur de BOURDONNÉ de lui en fournir 9 aux moissons prochaines et que le nommé GABRIEL de Moyenvic s’est constitué caution pour eux et qu’encore que le blé valu 10 francs la quarte on ne leur en paye que 4, se souvient qu’il y a quatre ou cinq ans ledit sieur de BOURDONNÉ fit lever sur les ville et villages dudit évêché certaine quantité d’orge que les habitants dudit lieu de Bezange furent cotisés à quatre ou cinq quartes desquelles il ne paya aucune chose, que depuis deux ans ledit sieur de BOURDONNÉ les a obligé de lui façonner et charroyer la quantité de 30 cordes de bois et qu’ils lui fournissent 8 chars de foin, qu’il a cotisé ledit village à fournir depuis trois mois un homme et une femme par jour pour travailler aux fortifications de Moyenvic et lorsque l’on y manque il fait payer un franc pour chacun, a dit aussi que lorsque les habitants dudit lieu ont quelques différents les uns contre les autres il ne veut permettre que l’on se pourvoie par devers la justice et les oblige de déférer à ce qu’il ordonne, que lui qui dépose ayant été injurié par un particulier dudit Bezange il fit prier ledit sieur de BOURDONNÉ de lui permettre d’en poursuivre la réparation en justice ou de lui en faire raison lui-même ce qu’il ne voulut faire et lui dit qu’il n’en était pas moins homme de bien, qui est ce qu’il a dit savoir, lecture faite de sa déposition a dit qu’elle contient vérité et a signé.
