Georges BATTEL, avocat au bailliage de l’évêché de Metz, âgé de 35 ans ou environ a dit qu’ayant été chargé de plusieurs affaires par des particuliers ledit sieur de BOURDONNÉ lui aurait envoyé des billets portant défense de les poursuivre ni plaider a quoi il aurait obéit pour n’encourir son indignation, que ledit sieur de BOURDONNÉ empêche exécution des sentences et jugements qui se rendent au bailliage de Vic, qu’au mois d’avril dernier il fit faire visite des blés qui étaient dans Vic et les fit prendre par ses soldats qui les ont mené au château dudit lieu sans en payer aucune chose et qu’ils en ont pris entre autres à maître Jacques BATTEL conseiller audit bailliage 50 quartes et 24 à Fiacre FRICHE, maître échevin de ladite ville, a dit aussi qu’il n’y a que les habitants dudit lieu de Vic et Moyenvic et des villages voisins qui travaillent par corvées aux fortifications et que les villages qui sont éloignés ledit sieur de BOURDONNÉ en tire de l’argent, qu’il y a plus de 50 bourgeois de Vic que ledit sieur de BOURDONNÉ a advoué pour soldats lesquels il exempte de tous logements de gens de guerre contributions et impôts à la foule et oppression des autres bourgeois et qu’il diminue aussi les taxes faites par les officiers de police sur qui bon lui semble pour les charges de la ville, ajoute qu’il lui a fait fournir 5 pains de munition de 7 livres et demi par chacun jour l’espace de 2 mois ou environ pour avoir signé la plainte faite contre lui et qu’il n’a contraint que ceux qui avaient signé ladite plainte à fournir lesdits pains de munition, qui est ce qu’il a dit savoir lecture faite de la déposition, a dit qu’elle contient vérité et a signé.
