10.12.1682 Déclaration
...le sieur KLEIN ne doit donner que 600 l au sieur Henry BADOROT, prévôt de Dieuze, pour la démission qu'il lui a fait de la charge de prévôt en date du 11.01.1682, entendu qu'après le décès du sieur KLEIN, si les enfants dudit BADOROT veulent rentrer en ladite charge de prévôt il leur sera loisible en rendant aux héritiers dudit KLEIN, les 300 F portés à ce présent contrat.


10.12.1682 Acensement
par Jacques HARDONCOURT, archiprêtre de Vergaville et curé de Dieuze
à Claude SCHOULER, manœuvre demeurant à Dieuze et Dieudonnée ZEMIT sa femme
d’une place « tresche » pour une chènevière dépendant de la cure , contenant un quart de terre sise « près de la halbitrie » au bas du grand jardin (1 F 6 gros).
Témoins : Jean ABEL, tailleur d’habits, Claude TEMBLAIRE, jeune fils majeur d’ans, demeurant à Dieuze.


10.12.1682 Traité
nonobstant que par acte passé par devant ledit tabellion soussigné, mis es main des parties, portant que le sieur KLEIN y dénommé ne doit donner que 600 livres au sieur Henry BADOROT, prévôt de Dieuze, pour la démission qu’il lui a fait de la charge de prévôt suivant acte du 11 janvier dernier, la vérité est qu’il en doit donner 900 livres tournois incontinent qu’il aura obtenu des provisions de la charge et qu’il sera mis en possession d’icelle, ce qu’il a promis d’effectuer. Au moyen de quoi le sieur BADOROT consent que le sieur KLEIN jouisse paisiblement de ladite démission du 11 janvier dernier et de même qu’il en a traité postérieurement avec le sieur Jean DROUARD, demeurant à Vic. Ce que ledit KLEIN a accepté et promis à son égard de suivre l’intention dudit traité fait avec le sieur DROUARD par devant le tabellion C. Pescheur à Vic le 25 novembre dernier. Entendu qu’après le décès arrivé du sieur KLEIN, si les enfants dudit sieur BADOROT veulent rentrer en ladite charge de prévôt, il leur sera loisible en rendant et restituant aux sieurs héritiers dudit KLEIN les 300 écus portés au présent contrat.
Témoins : honoré seigneur Charles-Henry DAINVILLE, seigneur de Guéblange, Anthoine NOËL, maître échevin de la justice locale de Dieuze.
En marge : 17.08.1683 le sieur BADOROT confesse avoir reçu du sieur KLEIN la somme de 900 livres tournois portée au contrat.


13.12.1682 Transport
par le sieur François COTTE, écuyer, conseiller du Roy, lieutenant général au bailliage de Dieuze
à Jean JACQUIN, maître potier d’étain demeurant à Dieuze et Anne-Marie CEASAR
de la somme de 300 F de capital à lui due par Noël GABRIEL comme étant au droit de Anthoine de HUS dans un contrat de constitution passé par devant Chappouille, tabellion, le 4 juin 1620.
Témoins : Anthoine NOËL, maître échevin, Pierre BAPTISTE, avocat en la Cour, demeurant à Dieuze.
En marge : 20.12.1684 le transport a été résilié du consentement des parties.


15.12.1682 Bail
par Anne COGNIEL femme à Alexandre GEORGE, indisposé de maladie, et ayant charge expresse de lui
à Nicolas COLLESON, moitrier à Steinbach
de deux vaches laitières avec deux veaux de l’âge d’un an et demi (3 années : 20 F barrois).
Témoins : Nicolas LECLERC, marchand boucher, Jean GRANDIDIER, maréchal des poeles de la saline de Dieuze.


20.12.1682 Bail
par Anne-Marie CALLOT épouse du sieur Jacques de VILLAUCOURT, écuyer, trilleur en la saline de Dieuze
à François PARTHOIS, manœuvre à Bourgaltroff
d’une vache laitière sous poil rouge et blanc de l’âge de 7 à 8 ans (3 années ; 8 F barrois).
Témoins : Jean DECOURBE, maître cloutier, Nicolas GUYON, clerc, de Dieuze.


21.12.1682 Vente
par messire Jacques HARDONCOURT, archiprêtre de Vergaville, curé de Dieuze
à Etienne NOËL, manœuvre à Dieuze, et Anne LAMBERT sa femme
d’une maison comme elle se contient à Dieuze, en la large rue, faisant quart sur une ruelle allant vers la halle (550 F de Lorraine).
témoins : Claude VERLET, greffier au bailliage de Dieuze, Jean DECOURBE, cloutier à Dieuze.
Les acquéreurs reconnaissent n’avoir rien payé et constituent une rente annuelle de 27 F 6 gros dont le premier s’effectuera aujourd’hui dans un an.

13.12.1682 ( à Haboudange) Dette (100 écus blancs)
dues par Nicolas François WILLAUME, majeur d'ans à Riche
envers Jean-François WILLAUME, gendarme de la garde du Roi,
de 100 écus blancs, employé à l'achat d'un cheval, selle, bottes, et autres choses nécessaires à son équipage.
En marge :06.03.1683 Jean-François VUILLAUME, gendarme de la garde du Roy demeurant à Riche reconnaît avoir reçu de Jacques HARDONCOURT, archiprêtre de Vergaville au nom et comme tuteur de Nicolas François VUILLAUME, frère audit reconnaissant le somme de 700 F barrois que ledit HARDONCOURT a emprunté ce jourd’hui au sieur Jean-Jacques BUSSELOT, écuyer, seigneur de Pullenois, demeurant à Dieuze.
Témoins : Erard DROUIN, marguillier, Jean MONCEAU dit PETITJEAN, de Dieuze.


24.12.1682 Testament
d'Anne VAUTRIN veuve Nicolas HAMANT, sergent, alitée et affligée de maladie... que mes dettes passives bien reconnues soient payées et acquittées et mes torts faits, réparés et amendés…ma sépulture en l'église des religieux de Saint François d'Assise du couvent de Dieuze.... 300 messes pour le repos de mon âme et de mes père et mère... 400 F barrois pour satisfaire aux frais funéraires et d’enterrement lesquels deniers je prie Georges PIERRON mon gendre et Jeanne-Agnès ma fille de les avancer à charge de les reprendre avant aucun partage de frais funéraire... en me remettant en mémoires les bons et agréables services, soulagements, amitiés et assistances que j’ai reçu et reçois journellement et nommément pendant mes incommodités et maladie de Marie HAMAN ma fille femme audit PIERRON et de ladite Jeanne-Agnès HAMAN, aussi ma fille et afin qu’ils continuent toujours de mieux en mieux, à chacune d’elles 600 F à prendre avant partage, au cas ou elles viendraient à mourir sans laisser d’hoirs de leur corps et ayant maris vivants, les maris auront l’usufruit des 600 F et après leur décès les sommes retourneront en propre à mes autres enfants ou leurs enfants...à François et Jean-Nicolas HAMANT, fils de Jean-Jacques HAMANT mon fils, à chacun d’eux 200 F barrois lesquels seront délivrés par l’exécuteur du présent testament lorsqu’ils seront en état de mariage ou en état d’être pourvus.... que Jeanne Agnès HAMANT, ma fille prenne pareil avantage pour son mariage que les autres ont eu savoir des lits et meubles de bois... à Marguerite ma fille le veau qui est à leix avec la vache à la Rouge Moitresse, avec un lit plumon et un oreiller…à sœur Catherine HAMANT, ma fille religieuse au couvent des dames de la Congrégation Notre-Dame annuellement la somme de 8 F pendant sa vie durant par mes quatre autres enfants, sans faute, pour quoi j’oblige mes biens anciens et ce pour l’aider à ses petites nécessités... audit Georges PIERRON et Marie HAMANT sa femme et à ladite Agnès, mes filles, tout le restant de mes meubles , voulant qu’aussitôt mon décès arrivé ils en jouissent comme de leurs propres sans qu’ils en soient obligés d’en bailler partage aux autres, leurs frères et sœurs… le surplus de mes acquêts , si surplus y a, ensemble mes biens anciens, seront partagés entre mes quatre enfants… révoque tous autres testaments, codicilles, donation et ordonnances de volonté dernière que je pourrais avoir fait… nomme comme exécuteur testamentaire Georges PIERRON, mon gendre.
Témoins : Hubert VARY, prêtre et curé de Kerprich, demeurant à Dieuze, Claude AUBRY, bourgeois de Dieuze.
En marge : 04.05.1683 Marie VAUTRIN veut que les 400 F pour les frais funéraires qu’elle a ordonné de prendre sur les acquêts soient pris sur le restant de ses meubles.
Témoins : Christophe FONTENOY, serrurier, Jean-Henry DOCTEUR de Angviller.
En marge : 06.09.1683 Révocation du testament.


29.12.1682 Vente
par Léger BALLET, chevaucheur et vaintre en la saline de Dieuze, tant en son nom que fort de ses enfants présents et absents
à Claudin SCHOULER, manœuvre à Dieuze et Dieudonnée ZIMET sa femme
d’un petit meix « en allant au bon puits » entre le sieur de LACHESNAY d’une part et Nicolas PUISEUR d’autre part , aboutissant sur Nicolas BARBIER d’un bout et de l’autre bout sur une chènevière appartenant au sieur COTTE (45 F de Lorraine et 5 F aux vins).
Témoins :Nicolas MORQUIN, bourgeois de Dieuze, Jean DECOURBE, maître cloutier à Dieuze.
Les acquéreurs n’ont payé que 21 F barrois et s’engagent à payer les 24 F restant dans trois semaines.


29.12.1682 Constitution de rente (12 F barrois de rente au principal de 240 F)
par Dominique CLAUDE, laboureur demeurant à Dieuze, et Catherine DIEDRICH sa femme
au profit de Nicolas et François LOMBARD demeurant à Sarrebourg et Saint-Dié, absent, acceptant par Catherine MOUGENOT leur mère.
Ils hypothèquent une petite maison à Dieuze devant l’hôpital entre Joseph VAUDIN d’une part et une place de ville d’autre part.
Témoins : Nicolas GUYON, jeune fils, clerc, Jean DECOURBE, maître cloutier, demeurant à Dieuze.
En marge : 15.01.1683 Catherine MOUGENOT confesse avoir reçu la somme de 30 F.
En marge : 26 .12.1683 dame MOUGENOT confesse avoir reçu la somme de 12 F de rente de la présente année.
Dominique CLAUDE et Catherine DIEDRICH reconnaissent aussi devoir la somme de 80 F pour cause d’avoine à eux vendue. Ils promettent de payer 30 F dans 4 jours et les 50 F restant l’an prochain.
Témoins : Nicolas GUYON, Jean DECOURBE de Dieuze.
En marge : 28.06.1683 la créditrice reconnaît avoir reçu 40 F barrois.
En marge : 26.12.1683 la dame MOUGENOY consent à la radiation du présent contrat comme étant entièrement payé.


31.12.1682 Bail
par le sieur François COTTE, conseiller du Roy, lieutenant général au bailliage de Dieuze, Antoine NOËL, maître échevin et Christophe MARCHANT, échevin en la justice locale de Dieuze, officier de police et justice locale de la ville de Dieuze en exécution de l’adjudication faite aujourd’hui en police des pot et pinte de Bawmeister, des cens et rentes d’icelle et amendes de police d’icelle
pour Nicolas ANDRẺ, cordonnier à Dieuze, comme dernier metteur,
des pot et pinte de Bawmeister, cens, rentes et amendes de police
pour une année entière commençant au premier janvier prochain (3225 F barrois payables par quartiers de 3 mois).
Etienne TEMBLAIRE, cordonnier à Dieuze, se porte caution principale.
Témoins : Jean DECOURBE, maître cloutier, Nicolas LECLERC, boucher, demeurant à Dieuze.


31.12.1682 (au couvent Saint-François d’Assise à Dieuze) Donation
par dame Marguerite DESPERNET veuve de feu le sieur Balthazar MISTON demeurant à Nancy
au profit des révérendes mères religieuses du couvent Saint-François d’Assise de Dieuze acceptant par sœur Marguerite de SAINT-CLAUDE, supérieure, sœur Marie DURAND, vicaire, sœur Barbe PRAILLY, mère ancienne, sœur Anne DURAND, procureuse, sœur Claire MISTON, sœur Jeanne GRIVELLE, sœur Thérèse FOUIN faisant et représentant la communauté du couvent capitulairement assemblées et congregrées en la manière accoutumée
de payer au couvent la somme de 700 F barrois pour la pension viagère de Marguerite MISTON sa fille, reçue postulante audit couvent, dès le jour et veille de sa profession, et de lui bailler encore ses habits et ameublements nécessaires. Au cas ou Marguerite MISTON ne demeurerait l’année entière auparavant d’avoir fait sa profession ladite dame Marguerite DESPERNET s’oblige de payer la somme de 35 F barrois pour sa pension et si elle demeure elle baillera la somme de 25 F pour aider à fournir aux frais de ladite profession.
Témoins : Claude GUILLEMET, maître tailleur d’habits, Pierre PETITJEAN, laboureur, demeurant à Dieuze.
En marge : en 1684 : Marguerite de SAINT-CLAUDE, supérieure, sœur Barbe PRAILLY, sœur Anne DURAND, sœur Claire MISTON, sœur Anne GRIVELLE, sœur Thérèse FOUIN, confessent avoir reçu de Marguerites DESPERNET veuve de feu le sieur MISTON les 700 F de pension viagère qu’elle devait payer pour ladite Marguerite MISTON sa fille qui a fait sa profession.