04.02.1682 Vente
par demoiselle Catherine LOUIS
demeurant à Dieuze
à Adam SCHMITT, bourgeois de
Dieuze et Françoise LOUIS sa femme
du cinquième d’un
quart en 3 gagnages, le premier sis au ban de Juvrecourt, le second
au ban de Guénestroff et le troisième au ban de
Semi-Bezange, provenant de la succession de demoiselle Anne AUBERTIN
veuve de feu le sieur CHALOUATTE demeurant à Vic, ledit
cinquième indivis et partageable avec lesdits acquéreurs
et leurs autres frères et sœurs pour chacun un cinquième
audit quart (150 francs barrois).
La venderesse se réservant
néanmoins l’usufruit sa vie durant.
Témoins :
André BERTRAND, bourgeois de Dieuze, Etienne BAILLY, jeune
fils majeur d’an de Bisping.
07.02.1682 Dette
de Caesar JULLIEN, bourgeois de
Dieuze,
envers Claude ANTHOINE de Blanche-Eglise
de la somme de
122 francs 6 gros de Lorraine pour cause de bétail à
lui vendu et délivré il y a un an et demi environ,
qu’il s’engage à rendre à la Saint
Jean-Baptiste prochaine, sans faute.
Témoins :
François THIEBELT, marchand boucher à Lagarde, Léger
GUYON, jeune fils, étudiant à Dieuze.
07.02.1682 Dette
de Nicolas SAUNIER, laboureur à
Kerprich
envers Nicolas MORITZ, laboureur demeurant à
Vahl
de la somme de 10 écus blancs faisant 70 francs
barrois pour cause du prix de deux chevaux vendus il y a neuf mois
environ.
Témoins : Charles Anthoine HUSSON, commis de
messieurs les Intéressés aux fermes générales
de Lorraine, Léger GUYON, jeune fils, étudiant,
demeurant à Dieuze.
En marge : 3 juin 1682 Nicolas
MORITZ reconnaît avoir reçu 63 francs dudit SAUNIER en
déduction des 70 francs passés en la présente
obligation.
21 juillet 1682 : Nicolas MORITZ consent à
la radiation de la présente obligation.
08.02.1682 Vente
par François THIBELT,
marchand boucher demeurant à Lagarde
à Claude
François POISJEAN père acceptant pour moitié et
pour l’autre moitié à Simon POISJEAN son
fils
d’un jour de vigne au vignoble de Kerprich, entre le
sieur LOUIS, conseiller des bois d’une part et François
TARILLON d’autre part (40 francs de Lorraine).
Témoins :
Nicolas CLAUDE, Dominique DESERRE, bourgeois de Dieuze.
08.02.1682 Vente
par François THIBELT,
marchand boucher à Lagarde
à Gaspard THIBELT,
bourgeois de Dieuze, acceptant pour lui et Jean et Pentecôte
THIBELT ses enfants pour remplacement de ce qu’il peut avoir
vendu de leurs biens
d’un jardin à arbres sis aux
jardinages de cette ville sur le Chiesberg (77 francs
barrois).
Témoins : Jean SIMONIN de Mulcey, Nicolas
GUYON, jeune fils, clerc, demeurant à Dieuze.
09.02.1682 Marché de maçonnerie
entre
Jean-Jacques GEANT, maître tailleur demeurant à
Bourgaltroff d’une part
et Claude BRAGARD, maître
maçon et recouvreur demeurant à Dieuze.
Ce dernier
s’oublie de refaire à neuf le gouttereau de
devant d’une maison appartenant audit GEANT à Dieuze,
près de la porte de Lindre, tant en muraille que bois neuf,
refaire le fenêtrage du poele à neuf, la porterie et
porte dudit poele aussi tout à neuf en chêne comme aussi
le fenêtrage et l’apparoit du côté de la
grande rue avec quatre courroies… et rendre lesdits ouvrages
faits et parfaits quinze jours après Pâques pour tout
délai.
Ledit GEANT promet de lui payer 135 francs, payable
50 francs dès que ledit BRAGARD commencera à travailler
et le restant à la fin des ouvrages.
Témoins :
Nicolas GAILLOT, bourgeois de Dieuze, Nicolas GUYON, clerc à
Dieuze.
10.02.1682 Bail du pot de bawmeister, menus cens et
amendes de police
par Antoine NOËL, m°échevin en
la justice de Dieuze,
en exécution de l'enchère
faite hier en police du pot et pinte de bawmeister et gabelle,
ensemble des menus cens de ville et amendes de police
à
Nicolas ANDRÉ, bourgeois de Dieuze et commis de ville moderne
comme plus haut metteur et enchérisseur l’ordinaire pôt
et pinte de Bawmeister de toutes les liqueurs portables qui se
vendent par chacune mesure en la ville de Dieuze.
Le présent
bail fait pour la présente année seulement qui a
commencé le premier jour de janvier pour finir le dernier jour
de décembre (2920 F payables par quartiers et de 3 mois
d’autre).
Bastien BOULIAN, Estienne TAMBLAIRE, Joseph SIMON,
Christophe CURÉ, se sont portés caution.
Témoins :
Jean-Jacques HAMANT, Raymond BAZILLON, bourgeois de Dieuze.
12.02.1682 Marché pour nourrir le taureau de la
ville
par Nicolas ANDRÉ, commis de ville de Dieuze soit
disant ayant charge de Messieurs de police d’une part
Claude
JOUBERT, bourgeois d’autre part.
Ce dernier s’oblige
de loger, nourrir et soigner le taureau de cette ville pendant la
présente année à commencer de ce jourd’hui
pour finir au dernier décembre de ladite année.
Nicolas
ANDRÉ s’oblige de payer 35 francs barrois, payables, la
moitié à Pâques prochain et le restant à
la fin de ladite convention, attendu que s’il arrive faute
audit taureau par la faute et négligence dudit JOUBERT il sera
tenu d’en rembourser le prix à dire d’expert.
Témoins :
Joseph SIMON et Christophe CURÉ, fermiers du domaine de
Dieuze.
13.02.1682 Vente
par Nicolas LECLERC, bourgeois de
Dieuze, au nom et comme tuteur naturel de Catherine LECLERC sa fille
et de dame mineure Anne-Marie HAMAN sa femme (sœur ?) et
en vertu des décrets de Monsieur le lieutenant général
au bailliage de Dieuze et du sieur KIECKLER, procureur du Roy en ce
ressort en bas de la requête à eux présentée
à l’effet de la vente ci-après, lesdits décrets
en date de ce jourd’hui,
à Nicolas THIRIET, laboureur
à la Petite-Bezange et Catherine CHRESTAIL sa femme
de la
moitié d’un petit gagnage sis à la
Petite-Bezange, ledit gagnage indivis avec Joseph HILUIX à
cause d’Anne LACROIX sa femme (325 francs barrois de principal
et 12 francs 6 gros pour une coiffe à ladite mineure et 7
francs aux vins).
Témoins : Estienne ANTHOINE,
boucher, Laurent SAINT EPVRE, bourgeois de Dieuze.
Ledit THIRIET
n’a payé que les 7 francs aux vins et promet de payer
les autres sommes dans quinze jours pour tout délai.
En
marge :le 30 mai 1682 Nicolas LECLERC reconnaît avoir reçu
la somme de 325 francs de principal et 12 francs 6 gros pour
couvre-chef et consent à la radiation de la
reconnaissance.
Pièce jointe : Requête faite par
Nicolas LECLERC à Monsieur le lieutenant général
au bailliage de Dieuze … tuteur naturel de Catherine LECLER sa
fille mineure d’ans disant qu’il est obligé de
procurer à son possible le bien et avancement de sa dite fille
laquelle est obérée et chargée de quelques
dettes passives dont le revenu de son bien n’est pas suffisant
pour son entretien et acquitter les rentes et dettes et comme a elle
appartient la moitié du petit gagnage sis à la
Petite-Bezange par indivis avec Joseph HULLUY à cause d’Anne
LACROIX sa femme de fort peu de rapport et quasi inutile à
ladite mineure, le suppliant est d’avis de passer une vente
actuelle de ladite moitié de gagnage .. Signé Nicolas
LECLERC
Soit communiqué au Procureur du Roy en ce ressort
fait à Dieu le 13 février 1682. Signé F. COTTE
de LUTTANGE.
Le procureur du Roy au bailliage de Dieuze qui a vu
la présente requête consent à la vente y requise
en faisant préalablement et observant les formalités
requises es ventes des biens de mineur et à charge que des
deniers provenant de ladite vente seront payées les dettes
passives de ladite mineure et le surplus colloqué à
rente à son plus grand profit. Fait audit Dieuze le 13 février
1682. Signé KIECKLER
15.02.1682 Laix
par le sieur Pierre BAPTISTE, avocat
à la cour demeurant à Dieuze
à Marie COLIN
veuve de feu Hans WERDER demeurant à Zommange
d’une
vache laitière sous poli rouge échue audit sieur
BAPTISTE ce jourd’hui par exploit du sergent PIERRON comme plus
haut metteur et enchérisseur
pour 3 années
commençant aujourd’hui (10 francs barrois et une pinte
de beurre).
La vache est estimée du consentement des
parties à 100 francs barrois pour en cas qu’il en arrive
faute par la négligence ou faute de la preneuse être le
prix entier restitué au preneur et au contraire en venant
faute la perte en sera commune dont la preneuse restituera la moitié
du prix entendu que les veaux qui proviendront de ladite vache seront
à la fin desdites années partagés par moitié
, le laisseur aura le choix.
Témoins : Georges
PIERRON, sergent doyen de la ville de Dieuze, Christophe MATHIA,
maître pâtissier de Dieuze.
16.02.1682 Vente de meubles et partage d’iceux
par
Hanzo TICOT, laboureur à Kerprich et Lucie KIPPERT sa femme,
étant joints par mariage depuis longtemps et désirant
se séparer pour vivre solitairement et tacher de mieux faire
leur salut ont faits part par moitié
Ledit Hanzo TICOT
ayant cédé sa part à Claude MASSON, laboureur à
Bisping, consistant en deux chevaux, un poulain, une vache, la moitié
d’une truie, deux bandes de lard salé, la moitié
de deux chars, la moitié d’une charrue avec les harnois,
deux lits en tayés, la moitié de trois écuelles
d’étain une demi douzaine de poeles, la moitié de
5 resaux d’avoine, un resal d’orge et une resal de blé,
à charge par ledit MASSON d’acquitter ses dettes actives
et de lui payer annuellement sa vie durant la somme de 100 francs
barrois par quartier de trois mois à autres.
Témoins :
messire Jacques HARDONCOURT, archiprêtre de Vergaville, curé
de Dieuze, Pierre BAPTISTE, avocat demeurant à Dieuze.
16.02.1682 Obligation
le sieur Henry BADOROT, prévôt
de Dieuze, déclare qu’il se déporte de l’appel
par lui interjeté de la sentence rendue au bailliage de Dieuze
au profit de Martin HANS et Jacob SCHUB, allemands de nation, le 8
janvier dernier et se soumet aux dépens portant avec le
principal à la somme de 30 francs 6 gros un blanc qu’il
confesse devoir auxdits HANS et SCHUB, absents, acceptant par le
tabellion soussigné.
Témoins : Claude FINOT de
Saint-Nicolas, de présent en cette ville, Léger GUYON,
jeune fils demeurant à Dieuze.
En marge : rayée
et biffée du consentement des créditeurs le 1er
avril 1682.
21.02.1682 Dette
de Anne CHANO veuve Nicolas BERTRAND
demeurant à Dieuze
envers André BERTRAND son fils
(300f).
Témoins : Nicquel HAMANT, laboureur à
Guénestroff, Charles SUISSE, jeune fils, boulanger à
Dieuze
23.02.1682 Acensement
par Joseph SIMON, fermier des
domaines de la ville de Dieuze et son office, en cette qualité
à
Jean NOIRJEAN, ouvrier de la saline de Dieuze et Marguerite WOIRENOT
sa femme
d’un meix sis au mézuage de cette ville
entre Jean et Pierre PERLINGUET d’une part et Jean LOUIS comme
au droit de Nicolas CHARLES d’autre part
à charge de
payer chaque année à la Saint-Martin d’hiver une
poule et demi.
Témoins : Claude JOUBERT, Nicolas
GUYON, clerc à Dieuze.
27.02.1682 Donation entre vifs
par Marie COLIN veuve
Hans WERDER de Zommange
à Jean BLANCHARD fils de Duvergé
BLANCHARD et Marie DUBOIS
pour la bonne amitié lui a
toujours porté
d'une génisse poil fauve de l’âge
d’un an, pour l’aider à subsister
Témoins:
Pierre BAPTISTE, avocat à la cour demeurant à Dieuze,
Bastien SIMONIN, maire à Mulcey.