01.02.1684 Bail
laissé par Jacques HARDONCOURT, archiprêtre de Vergaville et curé de Dieuze
à Georges WOLF, tisserand demeurant à Dieuze
d’un jardin à arbres en friche sis aux jardinages de Dieuze près des pêches, entre Nicolas GUYON d’une part et le chemin allant audites pêches d’autre part, aboutissant sur le jardin Jean TEMBLAIRE,
à charge de bien défricher, nettoyer les arbres, de bien clore et fermer (6 années ; 5 F barrois).
Témoins : Nicolas CLAUDE, bourgeois de Dieuze, Joseph BERTRAND, fils majeur, tailleur de pierre à Dieuze


04.02.1684 Retrait lignager
fait par le sieur Etienne de RAMBERVILLER demeurant à Coincourt, tant en son nom que de celui de Henriette de SAUBOUREL sa femme et Christophe KLEIN, tabellion général en Lorraine demeurant à Dieuze à cause de Barbe-Catherine de RAMBERVILLER sa femme
des mains de Demenge PIERRON, laboureur à Assenoncourt
de deux gagnages à Assenoncourt, acquêtés de messire Pierre de MARCHEVILLE, chevalier, seigneur de Meurtin, demeurant à Domnom et d’honorée dame Marie de SAUBOURELLE par contrat passé devant ledit tabellion le 4 février 1683 (2392 F 3 gros de Lorraine),
lequel a délivré la lettre d’acquêt de le vente, le pied terrier signé Husson et les 85 lettres en parchemin qu’il avait reçu.
Témoins : Georges PIERRON, sergent, doyen de la justice locale de Dieuze, Denis BLOTTIẺRE, régent à Assenoncourt.
En marge : 07.02.1684 : Etienne de RAMBERVILLER de son chef et fort de Henriette de SAUBOURELLE sa femme en date du 3 présent mois, transporte à Christophe KLEIN, tabellion général en Lorraine, résidant à Dieuze et Barbe-Catherine de RAMBERVILLER sa femme tout ce qu’il peut avoir en la retraite faite, en considération du fait que c’est lui qui a fait les avances nécessaires au retrait.
Témoins : Jean BOUR, François PROUVẺ de Vergaville.
Pièce jointe : Procuration passée le 3 février 1684 par Henriette de SAUBOURELLE .
Témoins :sieur Didier BERTRAND, écuyer, demeurant à Bezange, Nicolas GERARDIN, régent à Coincourt.


05.02.1684 Traité de mariage
Jean GRAFF, recouvreur à Angviller.
Odile SIMONIN veuve Hans STEDLY d'Angviller.
Ladite SIMONIN a deux enfants de son premier mariage. Le futur époux est étranger et n’a aucun parent dans le pays.
Témoins : Denis BLOTTIERE, régent à Assenoncourt, Bastien SIMONIN, laboureur à Mulcey.


05.02.1684 Dette
de Antoine MAJELOT, maître recouvreur demeurant à Bourgaltroff
envers Michel MARMOT, marchand savoyard demeurant à Vergaville (28 F 6 gros barrois )
pour cause de marchandises à lui vendue.
Témoins : Claude ANTHOINE, manœuvre à Vergaville, Bastien SIMONIN, laboureur à Mulcey.
En marge : 01.09.1684 ledit MARMOT consent à la radiation.


10.02.1684 Transport
par Anstien CULNẺS, laboureur à Insming, en son nom et ayant charge de Paul SIRIER et Martin CULNẺS ses beau-frère et frère par billet ci-joint
Pierre HUMBERT (signe HOUPERT), laboureur demeurant à Léning Altroff
de la somme de 850 F 3 gros barrois, à eux due tant en principal qu’intérêts et frais de poursuite comme héritiers de Michel WELTEN leur aïeul sont créanciers de Georges HEYMEN caution de Vilmen KLOPSTEIN de Léning detteur originaire d’une constitution de rente passée au profit de noble Georges GAILLARD, capitaine et châtelain dudit Albestroff par devant J.Bietcher, tabellion le 26 juin 1617, la grosse duquel contrat ledit cédant a mis es main dudit cessionnaire ensemble des enchères, adjudications faites des biens dudit Michel FELTIN et autres poursuites faites contre Hans FELTIN et Marguerite sa femme pour en vertu dudit transport
pour poursuivre le recouvrement de ladite somme comme le cédant et consorts étaient en droit (850 F 3 gros).
Témoins : Nicolas JACQUOT, sergent bailliager, Hylaire THOUVENOT, bourgeois de Dieuze.
En marge : 23.01.1685 Ratification par Martien CULNẺ femme de Paul SIRIER.
Témoins : Nicolas GUYON, clerc, Henry BELCHAMPS, jeune fils à Dieuze.
Pièce jointe : 09.02.1684 Pouvoir de Paul SIRIER et Mortz CUILNEZ.
Témoin : Jean DIEZ, sergent et contrôleur à Amange.


10.02.1684 Vente
par Pierre COLAS, maître maçon demeurant à Assenoncourt, tant en son que se portant fort de Claude COLAS, laboureur demeurant à Azoudange, son frère
à Claude BALTSE, laboureur à Assenoncourt
d’une maison, grange et étable, meix, usuaires devant et derrière avec la sortie du derrière de celle de feu Hesnel LE BAUR de la longueur de dix pieds d’une part et Claude HERICK d’autre part, le tout sis à Assenoncourt (1125 F barrois).
Témoins : Denis BLOTTIERE, régent à Assenoncourt, Henry DEGUISE, laboureur à Assenoncourt.


10.02.1684 Vente
par Claude BALTSE, laboureur à Assenoncourt
à Etienne BOISSEAU, charbonnier demeurant à Assenoncourt et Christienne JACQUES sa femme
de la maison achetée le même jour à Pierre et Claude COLAS (1028 F)
Témoins : Denis BLOTTIERE, régent à Assenoncourt, Henry DEGUISE, laboureur à Assenoncourt.


15.02.1684 Vente
par Nicolas MARIEN, laboureur à Blanche-Eglise
à Joseph COLMAN, maître échevin en la justice de Vergaville et Jeanne SIMON sa femme
de la moitié en une grange, la totalité partageable et indivis entre eux à Vergaville, la ruelle de ville d’une part et François PROUVẺ d’autre part, que les parties ont acquêtés des héritiers Demenge LAURENT (250 F de Lorraine).
Témoins : Etienne TEMBLAIRE, Christophe CURẺ, maîtres cordonniers à Dieuze.


22.02.1684 (en la saline de Dieuze) Testament
de Léger BALLET, chevaucheur et vaintre en la saline de Dieuze demeurant en ladite saline… J’élis la sépulture de mon corps en notre place d’enterrement, j(ordonne que mes dettes bien connues soient payées et acquittées, mes torts faits réparés et amendés. Je mets à la discrétion de mes enfants, mes services funéraux et d’enterrement. Je veux qu’après mon décès arrivé tous mes biens meubles et immeubles que je délaisserai soient partagés également entre mes enfants déclarant que comme j’avais promis de faire démission de ma charge au profit de Denis LEMASSON l’un des mes gendres, laquelle est présentement aux parties casuelles et ainsi ne peut être pourvue, j’entends que mes autres enfants ne se pourront prévaloir de cette promesse contre ledit LEMASSON et qu’il entre en partage de mes biens également comme mes autres enfants à la réserve que je baille par préciput et avant aucun partage à diane et marie mes filles absentes à chacune d’elle la somme de 10 louis d’or faisant vingt que j’ai mis es mains dudit NOËL, maître échevin en la justice locale de Dieuze pour leur délivrer. Je révoque tous autres testaments et ordonnances de volonté dernière que je pourrais avoir fait ci-devant.
Témoins : Antoine NOËL, Christophe CHASTEL dit DUVAL, chevaucheur en la saline, Claude MOROT, portier de la saline.


23.02.1684 Engagement
par Joseph de BAINVILLE, fils majeur demeurant à Bidestroff en son nom et en celui de Pierre et Thérèse BAINVILLE ses frère et sœur, mineurs d’ans pour ce que ci-après autorisé par Monsieur le lieutenant général au bailliage de Dieuze par son décret apposé en bas du consentement de Monsieur le Procureur du Roy
à Joseph COLMAN, maître échevin en la justice de Vergaville
d’un pré appelé « le breulx » sis au ban de Bidestroff entre « le grand breulx du seigneur » d’une part et le pont du Dening d’autre part, 3 jours de terre labourable sis entre les bans de Vergaville et de Bidestroff (235 F 8 gros monnaie de Lorraine).
Témoins : Gaspard MERCY, échevin en l justice locale de Dieuze, Jean-Jacques HAMAN, bourgeois de Dieuze.
En marge : 05.01.1703 Jeanne SIMON veuve du sieur Joseph COLMAN confesse avoir reçu du sieur Joseph de BAINVILLE les 235 F 8 gros. Fait à Vergaville en présence de messire Joseph-François de SAINT-FELIX, chevalier seigneur de Domnom et de messire Jean-Jacques DURANT, prêtre et curé de Domnom.
Pièce jointe : Supplique à Monsieur COTTE, conseiller du Roy, lieutenant général au bailliage de Dieuze de Joseph de BAINVILLE, demeurant à Bidestroff… disant qu’il à affaire de quelques sommes de deniers pour poursuivre un appel d’une de vos sentences rendues entre lui et Antoine DEMANGE de Cutting et comme il n’a aucun denier devant mains, il vous plaise lui permettre de faire emprunt d’une somme de deniers pour cet effet.
Pièce jointe : 23.02.1684 Joseph COLMAN demeurant à Vergaville confesse avoir cédé à demoiselle Claude JADELOT veuve de feu le sieur de BAINVILLE demeurant à Bidestroff, les sommes ci-après qu’il a avancé et payé au nom de ladite demoiselle à Pierre BAPTISTE, avocat, pour poursuivre et faire les avances nécessaires pour le procès intenté à ladite demoiselle à la requête de monsieur DUFORT au sujet du trouble fait audit COLMAN sur certains biens qu’elle a vendu audit COLMAN qu’autres deniers prêtés audit BAPTISTE et qu’il a tiré de lui, savoir 42 F et ont prêtés audit BAPTISTE 21 F qu’il a touché des mains de Monsieur COTTE, lieutenant général pour défrichage que ledit COLMAN avait fait sur certains héritages qu’il avait acheté de Marie HINDERNOFF dont il a été évincé, 14 F à lui délivré chez lui présence de sa femme, 8 F 9 gros délivrés au sergent JACOB qu’il lui est venu demander de la part dudit BAPTISTE ; 14 F délivré audit JACOB pour ledit BAPTISTE, 14 F qu’il a touché pour un avis de Nancy, 35 F délivré en présence de Monsieur COTTE, lieutenant général, lorsqu’on a levé la sentence, 7 F délivré audit BAPTISTE pour faire venir l’anticipation d’appel, 14 F à lui délivré pour bailler au sieur DAVID, procureur à Metz qu’il ne lui a délivré et que ledit COLMAN a été obligé depuis d’en renvoyer 4 autres audit DAVID et finalement un ducat qu’il a tenu de lui comptant l’argent des vins de la vente des biens de ladite demoiselle à Antoine DEMANGE de Cutting. Le tout se montant à la somme de 169 F que ledit COLMAN a promis de faire valoir à ladite demoiselle.
Témoins : Gaspard MERCY, échevin en la justice locale de Dieuze, Jean DECOURBE, cloutier à Dieuze.


23.02.1684 Dette
de demoiselle Claude JADELOT veuve du feu sieur de BAINVILLE demeurant à Bidestroff
envers Joseph COLMAN, demeurant à Vergaville (169 F 9 gros) pour pareille somme à elle cédée


28.02.1684 Emancipation
par devant François COTTE, conseiller du Roy, lieutenant général au bailliage de Dieuze
est comparu Nicolas François VUILLAUME, écuyer, gendarme de la garde du roi, fils de feu Adam VUILLAUME, vivant officier es salines de Dieuze, âgé d'environ 20 ans, assisté de maître Pierre BAPTISTE son avocat lequel nous a dit qu’ après le décès dudit VUILLAUME arrivé le 23.février1667, il avait été mis sous la tutelle de messire Jacques HARDONCOURT, son oncle, archiprêtre de Vergaville, curé de Dieuze, qui aurait régi, gouverné et administré les biens depuis ledit temps et d’autant qu’il atteint de deux à trois ans l’âge de majorité, étant « sui juris » à cause de sa susdite qualité et désirant de jouir de ce qui lui appartient tant pour le recevoir qu’en disposer à son profit, aurait obtenu notre commission le 26 courant, par laquelle nous aurions ordonné tant les parents paternels que maternels au défaut d’iceux les amis desdits défunts seraient appelés au nombre de l’ordonnance à ce jourd’hui sur les conclusions de Monsieur le procureur du Roy pour donner leur avis sur la gestion et gouvernation de ses dits biens et que le Procureur du Roy y serait présent en exécution de laquelle ledit maître Pierre BAPTISTE, avocat dudit VILLAUME nous aurait dit avoir à ce jourd’hui fait assigné par devant nous le sieur Christophe CHASTEL dit DUVAL comme ayant épousé Elisabeth HARDONCOURT sa mère, Barbe VUILLAUME veuve de feu le sieur Pierre DROUOT dit de LAMARCHE, capitaine de cavalerie pour le service du roi, tante du côté paternel, Georges SAUNIER à cause de Catherine LEUISEUR (?), oncle du coté maternel et curateur, Claude MOUROT à cause Françoise VUILLAUME, cousine paternelle, Jean VAULTRIN, échevin en la justice de Dieuze, bon ami et allié, Gaspard MERCY, échevin, bon ami et allié comme aussi ledit sieur HARDONCOURT pour se voir condamner à lui rendre compte en conséquence de l’avis des subnommés, requérant qu’il nous plu, recevoir l’avis et déclaration desdits parents et amis ce que nous aurions octroyé et ont signés Vuillaume, Baptiste avec paraphes.
Est comparu le sieur HARDONCOURT lequel a déclaré attendu qu’il est de sa connaissance que ledit VILLAUME atteint l’âge de majorité ainsi qu’il l’a exposé ; il est prêt de consentir à ce qu’il soit déclaré émancipé et capable de gérer ses biens et en conséquence lui rendre compte depuis la gestion de la tutelle à condition néanmoins que le sieur Jean-François VILLAUME son frère aîné sera appelé et ouï en son avis et a signé Hardoncourt.
Sont aussi comparus les nommés assignés lesquels ont dit qu’ils consentaient à leurs égards pourvu que le sieur François VILLAUME son frère y consentit comme étant son plus près parent et comme ayant le plus de connaissance de sa conduite et de la nécessité de ses affaires n’ayant rien à leurs égards appris ni connus contre sa conduite pendant sa minorité et ont signés, Christophe Chastel dit Duval avec paraphe, Barbe Villaume, C.Mourot, J.Vautrin avec paraphe, G.Mercy avec paraphe.
Sur quoi nous lieutenant général susdit avons ordonné que le sieur Jean-François VILLAUME sera appelé jeudi prochain même lieu et heure pour donner sur icelles son consentement et ordonner que du consentement du sieur Hardoncourt qu’il sera procédé à l’audition des comptes dont s’agit et qu’à cet effet les assignés ci-dessus se représenteront pour y vaquer fait judiciairement à Dieuze les ans et jours susdits, signé F.Cotte de Luttange, KIECKLER avec paraphe et C.de Xousse, greffier avec paraphe.
Du 4 mars 1684
Par devant nous François COTTE, conseiller du Roy, lieutenant général au bailliage de Dieuze, huit heures du matin est comparu le sieur Nicolas François VILLAUME, écuyer et gendarme de la garde du Roy assisté de messire Pierre BAPTISTE son avocat, lequel a dit qu’en exécution de notre ordonnance du 28 février dernier aurait à ce jour d’hui fait comparaître le sieur Jean François VILLAUME, écuyer, gendarme de la garde du Roy comme aussi tous les nommés énoncés au procès-verbal audit jour 28e dernier, requérant attendu la comparution tant dudit sieur Jean François VILLAUME que celle des parents, il reste à donner son avis et a signé Villaume, Baptiste avec paraphe.
Est comparu le sieur Jean François VILLAUME lequel a dit connaître la conduite du sieur VILLAUME son frère pour bonne et capable d’administrer et régir ses biens ayant fait la campagne dernière en les susdites qualités et à signé JF Villaume.
Sur quoi nous lieutenant général susdit de l’avis tant du sieur Jean-François VILLAUME et desdits dénommés parents et amis énoncés au procès-verbal dudit jour 28 février et du consentement de Monsieur le Procureur du Roy avons ledit sieur Nicolas François VUILLAUME, émancipé et mis hors de la tutelle de Messire Jacques HARDONCOURT, curé de Dieuze et archiprêtre de Vergaville son oncle, permis de régir et gouverner ses biens, sans toutefois les aliéner que pour son profit et de l’avis des parents fait en notre hôtel ce jourd’hui 4 mars 1684 signé F.Cotte de Luttange, JF Kickler avec paraphe et C.De Xousse greffier avec paraphe.
Du 4e mars 1684
Par devant nous François COTTE, conseiller du Roy, lieutenant général au bailliage de Dieuze est comparu le sieur Nicolas François VILLAUME, écuyer, gendarme des gardes du Roy assisté de messire Pierre BAPTISTE son avocat à lui joint à Monsieur le procureur du Roy lequel nous a dit qu’en suite de notre ordonnance de ce jourd’hui qui le déclare émancipé aurait à ce même jour fait comparaître le sieur Jean François VUILLAUME aussi gendarme, messire Jacques HARDONCOURT, curé de Dieuze et archiprêtre de Vergaville son oncle, le sieur Christophe CHASTELLE dit DUVAL comme ayant épousé demoiselle Elisabeth HARDONCOURT sa mère, la demoiselle Barbe VILLAUME veuve de feu le sieur Pierre DROUOT dit de LA MARCHE, vivant capitaine de cavalerie pour le service du Roy, Georges SAULNIER à cause de Catherine PEUISEUR oncle en la susdite qualité du côté maternel au sieur VILLAUME, Claude MOUROT à cause de Françoise VILLAUME cousine paternelle, le sieur Jean VAUTRIN, échevin en la justice locale de Dieuze, tant en qualité d’allié que comme ami, le sieur Gaspard MERCY, échevin en la justice de Dieuze comme allié et bon ami, au sujet de la vente que ledit sieur VILLAUME prétend faire d’une maison à lui appartenant sise en cette ville entre la veuve Nicolas ESSELIN d’une part et le sieur LAVEAUX d’autre part, une grange en la « Housgas » entre la veuve VELTIN d’une part et la veuve DARTHOIS d’autre part, une grande écurie dépendante de ladite maison le sieur de VILLAUCOURT d’une part et la veuve DARTHOIS d’autre part, les jardins dépendant de ladite maison provenant de la succession de ses père et mère, tous lesquels immeubles ne lui rapportant par année que 260 F desquels les locataires en consument une partie en réfections et d’autant qu’il a besoin de cinquante pistole pour son équipage pour se mettre au plus tôt en l’état de servir Sa Majesté en la susdite qualité et que le sieur de HARDONCOURT son oncle ne peut et prétend lui donner les deniers qui lui appartiennent étant constitué aurait trouvé le nommé Adam SCHMITTE, bourgeois de cette ville avec lequel il a traité des susdits immeubles pour son plus grand profit moyennant la somme de 10842 F 4 gros barrois laquelle somme lui rapportera d’intérêt 502 F 4 gros barrois le double de qu’il tirait ci-devant desdits immeubles non compris la dépense des réfections et d’autant qu’il n’en peut passer le contrat que ce ne soit du consentement et de l’avis des subnommés voulant laisser un fond de 8 000 F entre les mains de l’acquéteur desdits immeubles desquels il tirera l’intérêt à son profit requérant attendu leurs comparution et a signé avec ledit Baptiste, Villaume, Baptiste avec paraphe.
Sont comparus les susnommé au présent procès-verbal, lesquels après avoir conféré ensemble nous ont dit être de leur gérance que les immeubles énoncés au présent procès-verbal n’ont rapportés à leur connaissance 300 F la plus part desquels se rendaient périssables déclarant ledit contrat plus avantageux à son profit que de régir de lui-même lesdits immeubles et consentent de leur part et ont signés JF Villaume, J.Hardoncourt et Chastel dit Duval avec paraphe, Barbe Villaume, C.Mourot, J.Vautrin avec paraphe, C.Mercy avec paraphe.
Sur quoi nous lieutenant général en conséquence du consentement de Monsieur le Procureur du Roy et de l’avis des parents énoncés au présent procès-verbal avons permis au sieur VILLAUME passer contrat au profit d’Adam SCHMITT avec condition sus exprimées, fait en notre hôtel le quatrième mars 1684 signé F.Cotte de Luttange, JF Kieckler avec paraphe. Et C.de Xousse, greffier.
Collationné mot à mot à son original par le greffier bailliager soubscrit
C. de XOUSSE.

François de ROHAN de SOUBISE, duc de Frontenay, capitaine, lieutenant de la compagnie des gendarmes de la garde du Roy, lieutenant général en ses armées et gouverneur pour Sa Majesté des pays et duché de Berry, certifions à tous qu’il appartiendra que Nicolas François, écuyer, sieur de VUILLAUME et l’un de ses gendarmes de ladite compagnie et qu’en cette qualité il a servi sous la cornette d’icelle la campagne dernière 1683 pour raison de quoi nous avons signé le présent certificat pour lui servir en temps et en lieu… fait à Versailles le 10 février 1684.

Déclaration des prés et un bois vendus par le sieur Nicolas François VUILLAUME, écuyer, gendarme de la garde du Roy et demoiselle Françoise LOUYS sa femme par contrat passé C.Guyon, tabellion, garde notes le 4 mars 1684 ci-joint, et premier
Deux fauchées de pré en allant à Blanche-Eglise entre Madame de NOGENT d’une part et Claude PUISSEUR d’autre part provenant de feu Didier PUISSEUR, 3 quarts en allant en Kerprich entre Hans LAMPERT de Bisping d’une part et la cure de Dieuze d’autre part ; une pièce de pré ci-devant en nature de pré lieu-dit « au spin » contenant 4 fauchées, une fauchée es grandes fauchées du côté de Dieuze entre le sieur KIECKLER d’une part et VALROFF d’autre part, 7 quarts de fauchées entre Madame de NOGENT d’une part et Monsieur de Guermange d’autre part ; 2 fauchées lieudit « sur le Verbach » du côté de Vergaville frappant d’un bout sur les champs et de l’autre bout sur le ruisseau ; 2 fauchées en delà du ruisseau dudit Verbach du côté de Haute-Lindre entre la « Brouderschaf » d’une part et Marien TOUSSAINT d’autre part ; 1 pièce de bois contenant 5 arpents au bois « des agasses ». Fait à Dieuze le 11 mars 1684
Et à l’instant ledit sieur VUILLAUME a délivré audit sieur SCHMITT, 12 lettres en parchemin concernant les biens vendus.
03.04.1686 : Joseph NOËL, maître chirurgien demeurant à Dieuze fondé de procuration du sieur Nicolas-François VUILLAUME, gendarme de la garde du Roy passée devant Lenormand et Delaunet, notaires au Châtelet de Paris ci-jointe, portant pouvoir de recevoir du sieur Adam SCHMITT la somme de 500 F en déduction des 4000 F qu’il doit au sieur VUILLAUME, a confessé avoir reçu dudit sieur Adam SCHMITT la somme de 400 F barrois.
Témoins : Nicolas LELOUP, maître cordonnier, François VATTOT, clerc à Dieuze.
Pièce jointe : Procuration. Fut présent Nicolas François VILLAUME, gendarme de la garde du Roy demeurant à Paris, rue du foin paroisse Saint Sauvin a fait et construit son procureur général le sieur Joseph NOËL, maître chirurgien demeurant à Dieuze
15.12.1686 Le sieur Nicolas François comparant en personne avoir reçu dudit sieur SCHMITT la somme de 600 F barrois en déduction de la somme de 3600 F restant.
Témoins : Nicolas MARIEN, Nicolas ADAM, laboureurs à Blanche-Eglise


29.02.1684 Vente
par le sieur Charles ROYDOT demeurant à Dieuze et demoiselle Anne-Marie JADELOT son épouse
à François TOREL, maître charron et Michel PIERRE, bourgeois dudit Dieuze pour eux et Elisabeth et Anne-Marie COEZAR leurs femmes
d’un jardin à arbres sis aux jardinages dudit Dieuze, tirant « aux pesches » entre le sieur Jacques de VILLAUCOURT d’une part et le sieur Henry BADOROT d’autre part, appartenant aux vendeurs à cause de feue Barbe MILLIAT mère à ladite demoiselle (300 F barrois et 7 F pour un couvre-chef ).
Témoins : Jean PIERRON, aide-boutavant en la saline de Dieuze ; Joseph NOËL, maître chirurgien demeurant à Dieuze.
Les acheteurs n’ont rien payé et promettent de le faire à la Noël prochain.
En marge : 20.01.1685 Les vendeurs reconnaissent avoir reçu la somme de 300 F et consentent à la radiation.