01.02.1684 Bail
laissé par Jacques
HARDONCOURT, archiprêtre de Vergaville et curé de
Dieuze
à Georges WOLF, tisserand demeurant à
Dieuze
d’un jardin à arbres en friche sis aux
jardinages de Dieuze près des pêches, entre Nicolas
GUYON d’une part et le chemin allant audites pêches
d’autre part, aboutissant sur le jardin Jean TEMBLAIRE,
à
charge de bien défricher, nettoyer les arbres, de bien clore
et fermer (6 années ; 5 F barrois).
Témoins :
Nicolas CLAUDE, bourgeois de Dieuze, Joseph BERTRAND, fils majeur,
tailleur de pierre à Dieuze
04.02.1684 Retrait lignager
fait par le sieur Etienne
de RAMBERVILLER demeurant à Coincourt, tant en son nom que de
celui de Henriette de SAUBOUREL sa femme et Christophe KLEIN,
tabellion général en Lorraine demeurant à Dieuze
à cause de Barbe-Catherine de RAMBERVILLER sa femme
des
mains de Demenge PIERRON, laboureur à Assenoncourt
de deux
gagnages à Assenoncourt, acquêtés de messire
Pierre de MARCHEVILLE, chevalier, seigneur de Meurtin, demeurant à
Domnom et d’honorée dame Marie de SAUBOURELLE par
contrat passé devant ledit tabellion le 4 février 1683
(2392 F 3 gros de Lorraine),
lequel a délivré la
lettre d’acquêt de le vente, le pied terrier signé
Husson et les 85 lettres en parchemin qu’il avait
reçu.
Témoins : Georges PIERRON, sergent, doyen
de la justice locale de Dieuze, Denis BLOTTIẺRE, régent
à Assenoncourt.
En marge : 07.02.1684 : Etienne
de RAMBERVILLER de son chef et fort de Henriette de SAUBOURELLE sa
femme en date du 3 présent mois, transporte à
Christophe KLEIN, tabellion général en Lorraine,
résidant à Dieuze et Barbe-Catherine de RAMBERVILLER sa
femme tout ce qu’il peut avoir en la retraite faite, en
considération du fait que c’est lui qui a fait les
avances nécessaires au retrait.
Témoins : Jean
BOUR, François PROUVẺ de Vergaville.
Pièce
jointe : Procuration passée le 3 février 1684 par
Henriette de SAUBOURELLE .
Témoins :sieur Didier
BERTRAND, écuyer, demeurant à Bezange, Nicolas
GERARDIN, régent à Coincourt.
05.02.1684 Traité de mariage
Jean GRAFF,
recouvreur à Angviller.
Odile SIMONIN veuve Hans STEDLY
d'Angviller.
Ladite SIMONIN a deux enfants de son premier mariage.
Le futur époux est étranger et n’a aucun parent
dans le pays.
Témoins : Denis BLOTTIERE, régent
à Assenoncourt, Bastien SIMONIN, laboureur à Mulcey.
05.02.1684 Dette
de Antoine MAJELOT, maître
recouvreur demeurant à Bourgaltroff
envers Michel MARMOT,
marchand savoyard demeurant à Vergaville (28 F 6 gros barrois
)
pour cause de marchandises à lui vendue.
Témoins :
Claude ANTHOINE, manœuvre à Vergaville, Bastien SIMONIN,
laboureur à Mulcey.
En marge : 01.09.1684 ledit MARMOT
consent à la radiation.
10.02.1684 Transport
par Anstien CULNẺS,
laboureur à Insming, en son nom et ayant charge de Paul SIRIER
et Martin CULNẺS ses beau-frère et frère par
billet ci-joint
Pierre HUMBERT (signe HOUPERT), laboureur
demeurant à Léning Altroff
de la somme de 850 F 3
gros barrois, à eux due tant en principal qu’intérêts
et frais de poursuite comme héritiers de Michel WELTEN leur
aïeul sont créanciers de Georges HEYMEN caution de Vilmen
KLOPSTEIN de Léning detteur originaire d’une
constitution de rente passée au profit de noble Georges
GAILLARD, capitaine et châtelain dudit Albestroff par devant
J.Bietcher, tabellion le 26 juin 1617, la grosse duquel contrat ledit
cédant a mis es main dudit cessionnaire ensemble des enchères,
adjudications faites des biens dudit Michel FELTIN et autres
poursuites faites contre Hans FELTIN et Marguerite sa femme pour en
vertu dudit transport
pour poursuivre le recouvrement de ladite
somme comme le cédant et consorts étaient en droit (850
F 3 gros).
Témoins : Nicolas JACQUOT, sergent
bailliager, Hylaire THOUVENOT, bourgeois de Dieuze.
En marge :
23.01.1685 Ratification par Martien CULNẺ femme de Paul
SIRIER.
Témoins : Nicolas GUYON, clerc, Henry
BELCHAMPS, jeune fils à Dieuze.
Pièce jointe :
09.02.1684 Pouvoir de Paul SIRIER et Mortz CUILNEZ.
Témoin :
Jean DIEZ, sergent et contrôleur à Amange.
10.02.1684 Vente
par Pierre COLAS, maître maçon
demeurant à Assenoncourt, tant en son que se portant fort de
Claude COLAS, laboureur demeurant à Azoudange, son frère
à
Claude BALTSE, laboureur à Assenoncourt
d’une maison,
grange et étable, meix, usuaires devant et derrière
avec la sortie du derrière de celle de feu Hesnel LE BAUR de
la longueur de dix pieds d’une part et Claude HERICK d’autre
part, le tout sis à Assenoncourt (1125 F barrois).
Témoins :
Denis BLOTTIERE, régent à Assenoncourt, Henry DEGUISE,
laboureur à Assenoncourt.
10.02.1684 Vente
par Claude BALTSE, laboureur à
Assenoncourt
à Etienne BOISSEAU, charbonnier demeurant à
Assenoncourt et Christienne JACQUES sa femme
de la maison achetée
le même jour à Pierre et Claude COLAS (1028 F)
Témoins :
Denis BLOTTIERE, régent à Assenoncourt, Henry DEGUISE,
laboureur à Assenoncourt.
15.02.1684 Vente
par Nicolas MARIEN, laboureur à
Blanche-Eglise
à Joseph COLMAN, maître échevin
en la justice de Vergaville et Jeanne SIMON sa femme
de la moitié
en une grange, la totalité partageable et indivis entre eux à
Vergaville, la ruelle de ville d’une part et François
PROUVẺ d’autre part, que les parties ont acquêtés
des héritiers Demenge LAURENT (250 F de Lorraine).
Témoins :
Etienne TEMBLAIRE, Christophe CURẺ, maîtres cordonniers à
Dieuze.
22.02.1684
(en la saline de Dieuze) Testament
de Léger BALLET,
chevaucheur et vaintre en la saline de Dieuze demeurant en ladite
saline… J’élis la sépulture de mon corps
en notre place d’enterrement, j(ordonne que mes dettes bien
connues soient payées et acquittées, mes torts faits
réparés et amendés. Je mets à la
discrétion de mes enfants, mes services funéraux et
d’enterrement. Je veux qu’après mon décès
arrivé tous mes biens meubles et immeubles que je délaisserai
soient partagés également entre mes enfants déclarant
que comme j’avais promis de faire démission de ma charge
au profit de Denis LEMASSON l’un des mes gendres, laquelle est
présentement aux parties casuelles et ainsi ne peut être
pourvue, j’entends que mes autres enfants ne se pourront
prévaloir de cette promesse contre ledit LEMASSON et qu’il
entre en partage de mes biens également comme mes autres
enfants à la réserve que je baille par préciput
et avant aucun partage à diane et marie mes filles absentes à
chacune d’elle la somme de 10 louis d’or faisant vingt
que j’ai mis es mains dudit NOËL, maître échevin
en la justice locale de Dieuze pour leur délivrer. Je révoque
tous autres testaments et ordonnances de volonté dernière
que je pourrais avoir fait ci-devant.
Témoins :
Antoine NOËL, Christophe CHASTEL dit DUVAL, chevaucheur en la
saline, Claude MOROT, portier de la saline.
23.02.1684
Engagement
par Joseph de BAINVILLE, fils majeur demeurant à
Bidestroff en son nom et en celui de Pierre et Thérèse
BAINVILLE ses frère et sœur, mineurs d’ans pour ce
que ci-après autorisé par Monsieur le lieutenant
général au bailliage de Dieuze par son décret
apposé en bas du consentement de Monsieur le Procureur du
Roy
à Joseph COLMAN, maître échevin en la
justice de Vergaville
d’un pré appelé « le
breulx » sis au ban de Bidestroff entre « le
grand breulx du seigneur » d’une part et le pont du
Dening d’autre part, 3 jours de terre labourable sis entre les
bans de Vergaville et de Bidestroff (235 F 8 gros monnaie de
Lorraine).
Témoins : Gaspard MERCY, échevin en
l justice locale de Dieuze, Jean-Jacques HAMAN, bourgeois de
Dieuze.
En marge : 05.01.1703 Jeanne SIMON veuve du sieur
Joseph COLMAN confesse avoir reçu du sieur Joseph de BAINVILLE
les 235 F 8 gros. Fait à Vergaville en présence de
messire Joseph-François de SAINT-FELIX, chevalier seigneur de
Domnom et de messire Jean-Jacques DURANT, prêtre et curé
de Domnom.
Pièce jointe : Supplique à Monsieur
COTTE, conseiller du Roy, lieutenant général au
bailliage de Dieuze de Joseph de BAINVILLE, demeurant à
Bidestroff… disant qu’il à affaire de quelques
sommes de deniers pour poursuivre un appel d’une de vos
sentences rendues entre lui et Antoine DEMANGE de Cutting et comme il
n’a aucun denier devant mains, il vous plaise lui permettre de
faire emprunt d’une somme de deniers pour cet effet.
Pièce
jointe : 23.02.1684 Joseph COLMAN demeurant à Vergaville
confesse avoir cédé à demoiselle Claude JADELOT
veuve de feu le sieur de BAINVILLE demeurant à Bidestroff, les
sommes ci-après qu’il a avancé et payé au
nom de ladite demoiselle à Pierre BAPTISTE, avocat, pour
poursuivre et faire les avances nécessaires pour le procès
intenté à ladite demoiselle à la requête
de monsieur DUFORT au sujet du trouble fait audit COLMAN sur certains
biens qu’elle a vendu audit COLMAN qu’autres deniers
prêtés audit BAPTISTE et qu’il a tiré de
lui, savoir 42 F et ont prêtés audit BAPTISTE 21 F qu’il
a touché des mains de Monsieur COTTE, lieutenant général
pour défrichage que ledit COLMAN avait fait sur certains
héritages qu’il avait acheté de Marie HINDERNOFF
dont il a été évincé, 14 F à lui
délivré chez lui présence de sa femme, 8 F 9
gros délivrés au sergent JACOB qu’il lui est venu
demander de la part dudit BAPTISTE ; 14 F délivré
audit JACOB pour ledit BAPTISTE, 14 F qu’il a touché
pour un avis de Nancy, 35 F délivré en présence
de Monsieur COTTE, lieutenant général, lorsqu’on
a levé la sentence, 7 F délivré audit BAPTISTE
pour faire venir l’anticipation d’appel, 14 F à
lui délivré pour bailler au sieur DAVID, procureur à
Metz qu’il ne lui a délivré et que ledit COLMAN a
été obligé depuis d’en renvoyer 4 autres
audit DAVID et finalement un ducat qu’il a tenu de lui comptant
l’argent des vins de la vente des biens de ladite demoiselle à
Antoine DEMANGE de Cutting. Le tout se montant à la somme de
169 F que ledit COLMAN a promis de faire valoir à ladite
demoiselle.
Témoins : Gaspard MERCY, échevin en
la justice locale de Dieuze, Jean DECOURBE, cloutier à
Dieuze.
23.02.1684 Dette
de demoiselle Claude JADELOT veuve
du feu sieur de BAINVILLE demeurant à Bidestroff
envers
Joseph COLMAN, demeurant à Vergaville (169 F 9 gros) pour
pareille somme à elle cédée
28.02.1684 Emancipation
par devant François
COTTE, conseiller du Roy, lieutenant général au
bailliage de Dieuze
est comparu Nicolas François VUILLAUME,
écuyer, gendarme de la garde du roi, fils de feu Adam
VUILLAUME, vivant officier es salines de Dieuze, âgé
d'environ 20 ans, assisté de maître Pierre BAPTISTE son
avocat lequel nous a dit qu’ après le décès
dudit VUILLAUME arrivé le 23.février1667, il avait été
mis sous la tutelle de messire Jacques HARDONCOURT, son oncle,
archiprêtre de Vergaville, curé de Dieuze, qui aurait
régi, gouverné et administré les biens depuis
ledit temps et d’autant qu’il atteint de deux à
trois ans l’âge de majorité, étant « sui
juris » à cause de sa susdite qualité et
désirant de jouir de ce qui lui appartient tant pour le
recevoir qu’en disposer à son profit, aurait obtenu
notre commission le 26 courant, par laquelle nous aurions ordonné
tant les parents paternels que maternels au défaut d’iceux
les amis desdits défunts seraient appelés au nombre de
l’ordonnance à ce jourd’hui sur les conclusions de
Monsieur le procureur du Roy pour donner leur avis sur la gestion et
gouvernation de ses dits biens et que le Procureur du Roy y serait
présent en exécution de laquelle ledit maître
Pierre BAPTISTE, avocat dudit VILLAUME nous aurait dit avoir à
ce jourd’hui fait assigné par devant nous le sieur
Christophe CHASTEL dit DUVAL comme ayant épousé
Elisabeth HARDONCOURT sa mère, Barbe VUILLAUME veuve de feu
le sieur Pierre DROUOT dit de LAMARCHE, capitaine de cavalerie pour
le service du roi, tante du côté paternel, Georges
SAUNIER à cause de Catherine LEUISEUR (?), oncle du coté
maternel et curateur, Claude MOUROT à cause Françoise
VUILLAUME, cousine paternelle, Jean VAULTRIN, échevin en la
justice de Dieuze, bon ami et allié, Gaspard MERCY, échevin,
bon ami et allié comme aussi ledit sieur HARDONCOURT pour se
voir condamner à lui rendre compte en conséquence de
l’avis des subnommés, requérant qu’il nous
plu, recevoir l’avis et déclaration desdits parents et
amis ce que nous aurions octroyé et ont signés
Vuillaume, Baptiste avec paraphes.
Est comparu le sieur
HARDONCOURT lequel a déclaré attendu qu’il est de
sa connaissance que ledit VILLAUME atteint l’âge de
majorité ainsi qu’il l’a exposé ; il
est prêt de consentir à ce qu’il soit déclaré
émancipé et capable de gérer ses biens et en
conséquence lui rendre compte depuis la gestion de la tutelle
à condition néanmoins que le sieur Jean-François
VILLAUME son frère aîné sera appelé et ouï
en son avis et a signé Hardoncourt.
Sont aussi comparus les
nommés assignés lesquels ont dit qu’ils
consentaient à leurs égards pourvu que le sieur
François VILLAUME son frère y consentit comme étant
son plus près parent et comme ayant le plus de connaissance de
sa conduite et de la nécessité de ses affaires n’ayant
rien à leurs égards appris ni connus contre sa conduite
pendant sa minorité et ont signés, Christophe Chastel
dit Duval avec paraphe, Barbe Villaume, C.Mourot, J.Vautrin avec
paraphe, G.Mercy avec paraphe.
Sur quoi nous lieutenant général
susdit avons ordonné que le sieur Jean-François
VILLAUME sera appelé jeudi prochain même lieu et heure
pour donner sur icelles son consentement et ordonner que du
consentement du sieur Hardoncourt qu’il sera procédé
à l’audition des comptes dont s’agit et qu’à
cet effet les assignés ci-dessus se représenteront pour
y vaquer fait judiciairement à Dieuze les ans et jours
susdits, signé F.Cotte de Luttange, KIECKLER avec paraphe et
C.de Xousse, greffier avec paraphe.
Du 4 mars 1684
Par devant
nous François COTTE, conseiller du Roy, lieutenant général
au bailliage de Dieuze, huit heures du matin est comparu le sieur
Nicolas François VILLAUME, écuyer et gendarme de la
garde du Roy assisté de messire Pierre BAPTISTE son avocat,
lequel a dit qu’en exécution de notre ordonnance du 28
février dernier aurait à ce jour d’hui fait
comparaître le sieur Jean François VILLAUME, écuyer,
gendarme de la garde du Roy comme aussi tous les nommés
énoncés au procès-verbal audit jour 28e
dernier, requérant attendu la comparution tant dudit sieur
Jean François VILLAUME que celle des parents, il reste à
donner son avis et a signé Villaume, Baptiste avec
paraphe.
Est comparu le sieur Jean François VILLAUME lequel
a dit connaître la conduite du sieur VILLAUME son frère
pour bonne et capable d’administrer et régir ses biens
ayant fait la campagne dernière en les susdites qualités
et à signé JF Villaume.
Sur quoi nous lieutenant
général susdit de l’avis tant du sieur
Jean-François VILLAUME et desdits dénommés
parents et amis énoncés au procès-verbal dudit
jour 28 février et du consentement de Monsieur le Procureur du
Roy avons ledit sieur Nicolas François VUILLAUME, émancipé
et mis hors de la tutelle de Messire Jacques HARDONCOURT, curé
de Dieuze et archiprêtre de Vergaville son oncle, permis de
régir et gouverner ses biens, sans toutefois les aliéner
que pour son profit et de l’avis des parents fait en notre
hôtel ce jourd’hui 4 mars 1684 signé F.Cotte de
Luttange, JF Kickler avec paraphe et C.De Xousse greffier avec
paraphe.
Du 4e mars 1684
Par devant nous François
COTTE, conseiller du Roy, lieutenant général au
bailliage de Dieuze est comparu le sieur Nicolas François
VILLAUME, écuyer, gendarme des gardes du Roy assisté de
messire Pierre BAPTISTE son avocat à lui joint à
Monsieur le procureur du Roy lequel nous a dit qu’en suite de
notre ordonnance de ce jourd’hui qui le déclare émancipé
aurait à ce même jour fait comparaître le sieur
Jean François VUILLAUME aussi gendarme, messire Jacques
HARDONCOURT, curé de Dieuze et archiprêtre de Vergaville
son oncle, le sieur Christophe CHASTELLE dit DUVAL comme ayant épousé
demoiselle Elisabeth HARDONCOURT sa mère, la demoiselle Barbe
VILLAUME veuve de feu le sieur Pierre DROUOT dit de LA MARCHE, vivant
capitaine de cavalerie pour le service du Roy, Georges SAULNIER à
cause de Catherine PEUISEUR oncle en la susdite qualité du
côté maternel au sieur VILLAUME, Claude MOUROT à
cause de Françoise VILLAUME cousine paternelle, le sieur Jean
VAUTRIN, échevin en la justice locale de Dieuze, tant en
qualité d’allié que comme ami, le sieur Gaspard
MERCY, échevin en la justice de Dieuze comme allié et
bon ami, au sujet de la vente que ledit sieur VILLAUME prétend
faire d’une maison à lui appartenant sise en cette ville
entre la veuve Nicolas ESSELIN d’une part et le sieur LAVEAUX
d’autre part, une grange en la « Housgas »
entre la veuve VELTIN d’une part et la veuve DARTHOIS d’autre
part, une grande écurie dépendante de ladite maison le
sieur de VILLAUCOURT d’une part et la veuve DARTHOIS d’autre
part, les jardins dépendant de ladite maison provenant de la
succession de ses père et mère, tous lesquels immeubles
ne lui rapportant par année que 260 F desquels les locataires
en consument une partie en réfections et d’autant qu’il
a besoin de cinquante pistole pour son équipage pour se mettre
au plus tôt en l’état de servir Sa Majesté
en la susdite qualité et que le sieur de HARDONCOURT son oncle
ne peut et prétend lui donner les deniers qui lui
appartiennent étant constitué aurait trouvé le
nommé Adam SCHMITTE, bourgeois de cette ville avec lequel il a
traité des susdits immeubles pour son plus grand profit
moyennant la somme de 10842 F 4 gros barrois laquelle somme lui
rapportera d’intérêt 502 F 4 gros barrois le
double de qu’il tirait ci-devant desdits immeubles non compris
la dépense des réfections et d’autant qu’il
n’en peut passer le contrat que ce ne soit du consentement et
de l’avis des subnommés voulant laisser un fond de 8 000
F entre les mains de l’acquéteur desdits immeubles
desquels il tirera l’intérêt à son profit
requérant attendu leurs comparution et a signé avec
ledit Baptiste, Villaume, Baptiste avec paraphe.
Sont comparus les
susnommé au présent procès-verbal, lesquels
après avoir conféré ensemble nous ont dit être
de leur gérance que les immeubles énoncés au
présent procès-verbal n’ont rapportés à
leur connaissance 300 F la plus part desquels se rendaient
périssables déclarant ledit contrat plus avantageux à
son profit que de régir de lui-même lesdits immeubles et
consentent de leur part et ont signés JF Villaume,
J.Hardoncourt et Chastel dit Duval avec paraphe, Barbe Villaume,
C.Mourot, J.Vautrin avec paraphe, C.Mercy avec paraphe.
Sur quoi
nous lieutenant général en conséquence du
consentement de Monsieur le Procureur du Roy et de l’avis des
parents énoncés au présent procès-verbal
avons permis au sieur VILLAUME passer contrat au profit d’Adam
SCHMITT avec condition sus exprimées, fait en notre hôtel
le quatrième mars 1684 signé F.Cotte de Luttange, JF
Kieckler avec paraphe. Et C.de Xousse, greffier.
Collationné
mot à mot à son original par le greffier bailliager
soubscrit
C. de XOUSSE.
François de ROHAN de
SOUBISE, duc de Frontenay, capitaine, lieutenant de la compagnie des
gendarmes de la garde du Roy, lieutenant général en ses
armées et gouverneur pour Sa Majesté des pays et duché
de Berry, certifions à tous qu’il appartiendra que
Nicolas François, écuyer, sieur de VUILLAUME et l’un
de ses gendarmes de ladite compagnie et qu’en cette qualité
il a servi sous la cornette d’icelle la campagne dernière
1683 pour raison de quoi nous avons signé le présent
certificat pour lui servir en temps et en lieu… fait à
Versailles le 10 février 1684.
Déclaration des
prés et un bois vendus par le sieur Nicolas François
VUILLAUME, écuyer, gendarme de la garde du Roy et demoiselle
Françoise LOUYS sa femme par contrat passé C.Guyon,
tabellion, garde notes le 4 mars 1684 ci-joint, et premier
Deux
fauchées de pré en allant à Blanche-Eglise entre
Madame de NOGENT d’une part et Claude PUISSEUR d’autre
part provenant de feu Didier PUISSEUR, 3 quarts en allant en Kerprich
entre Hans LAMPERT de Bisping d’une part et la cure de Dieuze
d’autre part ; une pièce de pré ci-devant en
nature de pré lieu-dit « au spin »
contenant 4 fauchées, une fauchée es grandes fauchées
du côté de Dieuze entre le sieur KIECKLER d’une
part et VALROFF d’autre part, 7 quarts de fauchées entre
Madame de NOGENT d’une part et Monsieur de Guermange d’autre
part ; 2 fauchées lieudit « sur le Verbach »
du côté de Vergaville frappant d’un bout sur les
champs et de l’autre bout sur le ruisseau ; 2 fauchées
en delà du ruisseau dudit Verbach du côté de
Haute-Lindre entre la « Brouderschaf » d’une
part et Marien TOUSSAINT d’autre part ; 1 pièce de
bois contenant 5 arpents au bois « des agasses ».
Fait à Dieuze le 11 mars 1684
Et à l’instant
ledit sieur VUILLAUME a délivré audit sieur SCHMITT, 12
lettres en parchemin concernant les biens vendus.
03.04.1686 :
Joseph NOËL, maître chirurgien demeurant à Dieuze
fondé de procuration du sieur Nicolas-François
VUILLAUME, gendarme de la garde du Roy passée devant Lenormand
et Delaunet, notaires au Châtelet de Paris ci-jointe, portant
pouvoir de recevoir du sieur Adam SCHMITT la somme de 500 F en
déduction des 4000 F qu’il doit au sieur VUILLAUME, a
confessé avoir reçu dudit sieur Adam SCHMITT la somme
de 400 F barrois.
Témoins : Nicolas LELOUP, maître
cordonnier, François VATTOT, clerc à Dieuze.
Pièce
jointe : Procuration. Fut présent Nicolas François
VILLAUME, gendarme de la garde du Roy demeurant à Paris, rue
du foin paroisse Saint Sauvin a fait et construit son procureur
général le sieur Joseph NOËL, maître
chirurgien demeurant à Dieuze
15.12.1686 Le sieur Nicolas
François comparant en personne avoir reçu dudit sieur
SCHMITT la somme de 600 F barrois en déduction de la somme de
3600 F restant.
Témoins : Nicolas MARIEN, Nicolas
ADAM, laboureurs à Blanche-Eglise
29.02.1684 Vente
par le sieur Charles ROYDOT
demeurant à Dieuze et demoiselle Anne-Marie JADELOT son
épouse
à François TOREL, maître charron
et Michel PIERRE, bourgeois dudit Dieuze pour eux et Elisabeth et
Anne-Marie COEZAR leurs femmes
d’un jardin à arbres
sis aux jardinages dudit Dieuze, tirant « aux pesches »
entre le sieur Jacques de VILLAUCOURT d’une part et le sieur
Henry BADOROT d’autre part, appartenant aux vendeurs à
cause de feue Barbe MILLIAT mère à ladite demoiselle
(300 F barrois et 7 F pour un couvre-chef ).
Témoins :
Jean PIERRON, aide-boutavant en la saline de Dieuze ; Joseph
NOËL, maître chirurgien demeurant à Dieuze.
Les
acheteurs n’ont rien payé et promettent de le faire à
la Noël prochain.
En marge : 20.01.1685 Les vendeurs
reconnaissent avoir reçu la somme de 300 F et consentent à
la radiation.