02.11.1683 Traité
entre le sieur Pierre
ROUSSEAU sieur de LESCU, étapier de la ville de Dieuze d’une
part
et Christophe MATHIS, boulanger à Dieuze d’autre
part.
Ledit MATHIS s’oblige envers le sieur de LESCU de
fournir aux troupes de Sa Majesté qui logeront par ses ordres
en la ville de ce jourd’hui à la fin de novembre 1684,
les rations de pain suivant le règlement de Sa Majesté
comme s’ensuit savoir la ration de pain blanc pour les
officiers à raison d’un gros huit deniers monnaie de
Lorraine et pour le soldat à raison d’un sol de France
la ration et au cas qu’il passerait des troupes en petit nombre
et qu’il n’aurait du pain fait ledit sieur LESCU lui
paiera la ration à raison d’un gros huit deniers, comme
aussi qu’en cas qu’il passerait des troupes en grand
nombre et que le four dudit MATHIS ne suffirait pour cuire tout le
pain dans le temps qu’il faudra ledit sieur de LESCU s’oblige
de lui faire avoir des fours en suffisance en payant par ledit MATHIS
la location raisonnablement et en cas que le blé viendrait à
se vendre ci-après à plus haut prix que dix francs six
gros le resal le sieur de LESCU lui paiera les rations à
proportion dudit prix en augmentation, entendu aussi que ledit sieur
de LESCU baillera son biller lorsqu’il y devra arriver des
troupes, de la quantité de rations qu’il faudra cuire et
lui en paiera le prix convenu soit que les troupes arrivent ou non et
qu’au cas que ledit MATHIS viendrait à avoir une grande
maladie dans le temps que les troupes passeraient qui lui cause qu’il
ne puisse travailler, ledit sieur de LESCU fera cuire son pain par
d’autres boulangers à ses frais.
Témoins :
Léger GUYON, jeune fils, clerc, Joseph SIMON, marchand tanneur
à Dieuze.
03.11.1683 Vente
par Marie VAUTRIN veuve de feu
Nicolas HAMAN, vivant sergent du domaine de Dieuze
à
Jean-Jacques HAMAN, marchand bourgeois de Dieuze son fils et
Catherine BARBIER sa femme
de la moitié dans les pièces
de pré qu’elle a acquêté avec le feu
Nicolas HAMAN savoir une fauchée de pré « au
breuil de Guébestroff » frappant d’un bout
sur le gros Rupt et de l’autre sur le pré
« Saint-Anstien », deux fauchées de pré
« es prairie du Spin », entre Court PETITJEAN
d’une part et les pointes des prés d’autre part,
une autre fauchée « es grandes fauchées »
ban de Guébestroff entre les héritiers de feu Philippe
GALLY d’une part et les héritiers Hanns MOYE d’autre
part, une fauchée de pré au lieu dit « la
Frawmadt » entre les héritiers du sieur VALROF
d’une part et le sieur châtelain de Dieuze d’autre
part, une demi fauchée de pré « en auroy à
la grosemade », entre madame de NOGENT d’une part et
les héritiers Hanns MOYE d’autre part, une fauchée
et un quart de pré à prendre en deux fauchées un
quart au ban de Guébestroff, « dans le Breulx »
entre les héritiers du feu sieur JADELOT pour l’autre
fauchée d’une part et ladite venderesse et consorts
d’autre part, une fauchée de pré « aux
grandes fauchées au dessus du guet de Guébestroff »
entre la demoiselle HUOT d’une part et les héritiers de
feu Lienert PIEDDEBOEUF d’autre part, deux jours de terre
labourable au ban de Dieuze « en deçà de la
fontaine du tonneau », entre les héritiers du sieur
MESGUIN d’une part et les religieuses de la Congrégation
Notre Dame d’autre part (300 F de Lorraine), entendu que
l’acquéreur sera obligé de faire les voitures de
foin qui proviendront sur la moitié des pièces à
ses frais sur les greniers de la venderesse sa vie durant.
Témoins :
Pierre BAPTISTE, avocat, Nicolas GUYON, jeune fils, clerc à
Dieuze.
04.11.1683 Vente
par Jacques de VILLAUCOURT, écuyer
demeurant à Dieuze et demoiselle Catherine BRAZARD sa femme
à
Hans-Adam BOUR d'Haboudange
la somme de 120 F de Lorraine en
principal et les rentes depuis la passation du contrat jusqu’à
hui due par Martin BOUR de Vic à feu sieur François
BRAZARD, père de la cédante, passé devant C.
Clasquin, tabellion le 16 mars 1639, la grosse duquel les cédants
ont mis es main dudit acceptant, ensemble quelques poursuites faits
contre les héritiers dudit BOUR l’an 1665 et autres
procédures (120 F).
Témoins : Gaspard GERARDIN,
cordonnier, Adam SCHMITT, bourgeois de Dieuze.
04.11.1683 Marché
entre Nicolas BONHOMME,
manœuvre demeurant à Bourgaltroff
et la ville de
Dieuze acceptant par Nicolas LECLERC, commis moderne de cette
ville.
Nicolas BONHOMME s’engage de garder le troupeau de
vaches de la ville pendant l’année prochaine, en lui
payant par les habitants de la ville 9 gros de Lorraine de chacune
bête tant grosse que petite qu’on chassera dans le
troupeau. Entendu que s’il arrive faute de quelqu’une
desdites bête par sa faute et négligence il sera tenu et
obligé d’en payer le prix à dit
d’expert.
Témoins : Nicolas FRANÇOIS,
bourgeois de Dieuze, Léger GUYON, jeune fils, clerc à
Dieuze.
08.11.1683 (au couvent de Vergaville) Bail
laissé
par Révérendes Mères Marguerite de SAINT-CLAUDE,
supérieure, Marie DURANT, assistante, Barbe PRAILLY, Anne
DURANT, Claire MISTON, représentant le couvent du tiers ordre
de saint François d’Assise de Dieuze
à
Christophe et Nicolas BRAYON, vignerons demeurant à
Guénestroff
de deux jours de vignes à Guénestroff
lieu-dit « au long de Languetter » entre le
chemin d’une part et Claude VAULTRIN et Claude HAMAN d’autre
part (9 années , les fruits qui en proviendront seront
partagés entre les parties savoir deux tiers pour les preneurs
et un tiers pour les Révérendes)
Témoins :
Pierre PETITJEAN, laboureur à Dieuze, François
LARMENOY, vigneron à Dieuze.
18.11.1683 Vente
par Messire Léonard KURR,
prêtre curé à Nébing et Val demeurant à
Nébing
aux habitants composant la paroisse de Vintrange
acceptant par Pierre CLEMENT, échevin en l’église
de ladite paroisse, laboureur demeurant à Vallerange
d’une
maison avec les jardinages au derrière sise à Vintrange
entre Claude MERCIER d’une part et Henry SIMON d’autre
part et le tiers d’un autre jardin entre le chemin d’une
part et Kirich VISION d’autre part (160 F de
Lorraine).
Témoins : Nicolas MORCEL, garde du Roy
demeurant à Haraucourt près Marsal, Samuel de CHALMOT,
écuyer, sieur de Baumaret demeurant à Chef Boutonne en
Poitou étant de présent en cette ville.
18.11.1683 Reconnaissance
par Samuel CHALMOT, écuyer,
sieur de Beaumarais demeurant à Chefboutonne en Poitou,
lieutenant dans le régiment de Champagne, en garnison à
Marsal, détaché aux salines de Dieuze d’une
part
et Henriette PILLART, native de Marsal d’autre
part
reconnaissent avoir contracté mariage au mois d'août
de l'an dernier 1682 et reçu la bénédiction
d'un curé de campagne dépendant des terres de Trèves
lequel à cause de la rigueur des ordonnances n’aurait
voulu bailler certificat pour leur servir ainsi que de raison. Afin
d’oter tout lieu de soupçon au peuple, ils ont fait
dresser le présent acte et consentent qu’il soit insinué
et publié au greffe dudit Marsal.
Témoins :
Etienne TEMBLAIRE, Nicolas LELOUP, maître cordonniers de
Dieuze, François PIERRON, de Marsal.
23.11.1683 Vente
par Bastien SIMONIN, laboureur à
Mulcey,
Marcel LEFEVRE, manœuvre à Bourdonnay se
faisant fort d’Odile SIMONIN sa femme
à Claude
TINCELIN, habitant à Arracourt et Anne DEMOYEN sa femme
leur
part dans la succession de + Catherine DECHAUX leur cousine
maternelle demeurant à Arracourt, chargée d’une
messe annuelle à perpétuité qui se dira pour le
repos de ladite défunte (194 F 9 gros de Lorraine).
Témoins :
Christophe MARCHAND, échevin en la justice de Dieuze,
Christophe CURẺ, maître cordonnier à Dieuze.
Les
acheteurs n’ont payé que la part dudit Marcel LEFEVRE et
promettent de payer 80 F qui restent à Bastien SIMONIN à
Pâques prochain.
En marge : 09.05.1684 Bastien SIMONIN
consent à la radiation.
23.11.1683 Reconnaissance
par Joseph COLMAN, maître
échevin en la justice de Vergaville tant en son nom que de
celui de Nicolas MARIEN son consort étant au droit des
héritiers et représentants des sieurs LENOIR et CLAUSS
et consorts enfants de défunt Demange LAURENT, marchand à
Nancy
confesse avoir reçu du sieur Jean FERN et demoiselle
Louyse PELTRE sa femme, demeurant à Insming la somme de 340 F
9 gros portée en un acquêt fait au profit desdits sieurs
par devant C.Simon, tabellion le 30 juillet 1662.
Témoins :
Jacques de VILLAUCOURT, écuyer demeurant à Dieuze, le
tabellion soussigné (C. GUYON).
25.11.1683 Vente
par César JULLIEN, boucher
demeurant à Dieuze
à François PLUMET,
laboureur à Guénestroff et Anne JACQUOT sa femme
d’un
jardin à arbres contenant un demi jour sis aux jardinages de
Guénestroff entre Valter BLEUSSON d’une part et Nicquel
CHARNIER d’autre part (112 F de Lorraine et 7 F aux
vins).
Témoins : Claude LARBALETTRIER, Nicolas LELOUP,
maîtres cordonniers à Dieuze.
26.11.1683 Vente
par Antoine THIERION, manœuvre
demeurant à Château-Voué en son nom et fort de
Barbe MARTIN sa femme
à Pacquin GAULCHER, maître
échevin à Château-Voué et Anne-Marie
BREHAIN sa femme
d’une maison à Château-Voué
proche de l’église entre Claude BOURGUIGNON d’une
part et François CHALOT d’autre part.(179 F 8 gros de
Lorraine).
Témoins : Nicolas et Antoine GONNET père
et fils demeurant à Zommange.
Les acheteurs n’ont
rien payé et promettent de payer d’ici un an.
26.11.1683 Echanges
entre le sieur Henry BADOROT,
prévôt de Dieuze demeurant à Cutting d’une
part
et Nicolas COLLIN, ouvrier de saline demeurant à
Dieuze et Françoise VIRY sa femme d’autre part.
Henry
BADOROT pour lui et Hélène VUILLAUME sa femme emporte
une maison sise à Dieuze « en la large rue »
entre Jean HIRTNICK et consorts de part et d’autre.
Ledit
COLLIN et sa femme emportent une autre maison sise en la dite rue
entre le sieur BADOROT d’une part et le sieur XOUSSE d’autre
part, et pour cause mieux value ont payé la somme de 650 F
monnaie de Lorraine et une demi pistole d’or à la
demoiselle fille du sieur BADOROT et en outre 32 F 6 gros de
vins.
Témoins : Jean BARRẺ, Michel FRITCH,
bourgeois de Dieuze.
En marge : 09.03.1684 Henry BADOROT
précise que la maison qu’il a baillée comprend
une écurie.
27.11.1683 Bail
par Jean PAGNY, maire à
Vergaville au nom et comme ayant charge de Madame l’abbesse de
Vergaville en date du jour d’hier
à Nicolas ROBINET,
laboureur demeurant à Guénestroff et à Claude
MASSON, laboureur à Bisping
de la grande moitresse de
l’abbaye sise à Guénestroff à la réserve
d’une place dans la grange pour y bâtir une petite maison
pour un vigneron (6 années commençant à la saint
Georges de l’année prochaine 1684 : 30 paires de
resaux moitié froment moitié avoine mesure de Dieuze
qu’il rendra es greniers de l’abbaye de Vergaville,
entendu que les fruits des jardins dépendant du gagnage seront
partagés par moitié.
Témoins : Etienne
TEMBLAIRE, maître cordonnier, Jean DECOURBE, maître
cloutier de Dieuze.
Pièce jointe : pouvoir donné
par l’abbesse de Vergaville.
27.11.1683 Consentement
par François BONDIDIER
demeurant à Bourgaltroff fort de Barbe ROCK sa femme
que
François FAULCHER, bourgeois de Vergaville son beau-fils
jouisse dès à présent des biens immeubles de
feu Jean FAULCHER son père et de ladite Barbe ROCK sis à
Vic soit des maisons, écuries, jardins et vignes et qu’il
en fasse ses profits comme il avisera, ne pourra néanmoins les
vendre, échanger ni autrement aliéner pendant le vivant
dudit sieur BONDIDIER. Ledit FAULCHER devra payer annuellement aux
sieur et dame BONDIDIER pendant le temps qu’ils seront
ensemble, 8 écus blancs dont le premier paiement écherra
à Noël de l’année prochaine 1684 et ainsi
continuer tant que ladite ROCK sera en vie.
Témoins :
Jean SIMONIN le jeune, laboureur à Mulcey, Etienne TEMBLAIRE,
maître cordonnier à Dieuze.
29.11.1683 Dette
par Nicolas MERCIER, laboureur à
Cutting se faisant fort de Marguerite FOLMER sa femme
envers Jean
GRAUF recouvreur à Albestroff (100 F de Lorraine) pour cause
d’argent manuellement prêté.
Témoins :
Claude HAMAN, laboureur à Guénestroff, Pierre BAPTISTE
avocat à Dieuze.
En marge :11.12.1683 Ratification de
l’acte par Marguerite FOLMER.
En marge : 14.01.1684
Jean GRAUF consent à la radiation.
29.11.1683 Vente
par Claude HAMAN, laboureur
demeurant à Guénestroff et Claudine PAULMIER sa femme
à
Fidélius VICHNER, maître charpentier demeurant à
Guénestroff et Adrienne BRAYON sa femme
de trois quarts ou
environ de vigne au vignoble de Guénestroff « à
la sente d’Arlange » entre Anstien GRANDGERARD d’une
part et les BOURGUIGNONS dit les COTTENANTS d’autre part que
les vendeurs ont acquêtés de Pierre HAMAN, tonnelier
demeurant à Morhange par contrat passé devant C. Klein
tabellion le 22 juillet 1678 chargé de 10 gros pour une messe
par an (400 F de Lorraine et 7 F pour un couvre-chef à la
femme du vendeur et 7 F aux vins).
Témoins : Jacques
LOUYS, contrôleur des bois de la gruerie de Dieuze, Christophe
MATHIS, maître pâtissier à Dieuze.
29.11.1683 Vente
par Jacques LOUYS, conseiller des
bois de la gruerie de Dieuze
à Adam SCHMITT, bourgeois de
Dieuze et Françoise LOUYS
le cinquième d’un
quart en trois gagnages partageables entre les frères et sœurs
des parties pour ledit quart, l’un des gagnages sis à
Juvrecourt, le second à Guénestroff te le troisième
à Semi-Bezange provenant de la succession de feue Anne
AUBERTIN veuve de feu le sieur CHALOUETTE demeurant à Vic
cousine des parties (150 F de Lorraine).
Témoins :
Antoine BOUC, Arnould ROBERT, bourgeois de Dieuze.