02.10.1684 Bail
par Claude LARBOULETTRIER, maître
cordonnier à Dieuze
à Marc LEJEUNE, habitant de
Bisping
d’une vache laitière sous poil rouge et blanc
de l’âge de 7 à 8 ans (3 années qui
commenceront aujourd’hui ; 8 F barrois et une chopine de
beurre la première année et une pinte les deux autres
années.)
Témoins : Nicolas LELOUP, maître
cordonnier, Claude GUILLEMET, maître tailleur d’habits à
Dieuze.
03.10.1684 Constitution de rente (7 F barrois au
principal de 140 F)
par Jean VELTIN, boucher à Dieuze et
Françoise CRESE sa femme
envers Claude-François
LOMBARD, maître chirurgien demeurant à Saint-Dié,
absent, acceptant par le tabellion.
Ils reconnaissent avoir reçu
la somme le 24 juin 1681.
Témoins : Jean TEMBLAIRE le
jeune, maître cordonnier, Joseph BERTRAND, maître
tailleur de pierre à Dieuze.
03.10.1684 Dette
de Nicolas HENRION, boucher à
Dieuze
envers Jean LECOMTE, recouvreur à Angviller et Odile
SIMONIN sa femme (21 F barrois).
Témoin : Nicolas
GUYON, clerc à Dieuze, Etienne TEMBLAIRE, maître
cordonnier à Dieuze.
En marge : 18.10.1684 Odile
SIMONIN reconnaît avoir reçu la somme de 21 F barrois.
05.10.1684 Constitution de rente (15 F de Lorraine au
principal de 300 F).
par Claude HAMAN, laboureur à
Guénestroff et Claudien PAUMIER sa femme
envers les
religieuses du couvent saint François d’Assise de Dieuze
acceptant par la révérende Mère Marguerite de
SAINT-CLAUDE, supérieure, mère Barbe PRAILLY, sœur,
Anne DURANT, sœur, Claire MISTON, sœur, Jeanne GRIVELLE,
sœur et Thérèse FOUIN, sœur.
Témoins :Gaspard
MERCY, échevin en la justice de Dieuze, Valentin NICOLAS,
maître tailleur d’habits.
06.10.1684 (à Guénestroff) Retrait
lignager
fait par Claude HAMAN, laboureur à Guénestroff,
au nom et comme curateur de Jacques HAMAN son fils mineurpar décret
du sieur PAGNY, maire de Vergaville
des mains de Fidelius VICHNER,
maître charpentier à Guénestroff
de trois
quarts ou environ de vigne au vignoble de Guénestroff, « à
la sente d’Arlange » Anstien GRANDGERARD d’une
part et les COTTENET d’autre part,
que ledit HAMANT lui
avait vendu par contrat du 29 novembre 1683 par devant le tabellion
des présentes (423 F 10 Gros).
Témoins : Claude
VAULTRIN, maire, Jean HUTTIN l’aîné de
Guénestroff.
Pièce jointe : Requête de
Claude HAMAN, laboureur à Guénestroff à
messieurs les maire et gens de justice de Vergaville, disant qu’ayant
été pressé pour ses necessités de vendre
une vigne sise au vignoble de Guénestroff, laquelle il lui
importe de faire retirer par Jacques HAMAN son fils mineur, et comme
il faut lui établir un curateur, lequel puisse faire emprunt
au nom dudit mineur des deniers nécessaires à faire
ladite retraite.
07.10.1684 Dette
de Antoine MACELOT, maître
recouvreur demeurant à Bourgaltroff
envers Joseph DE
LACHAT, marchand savoyard demeurant à Dieuze (34 F 4
gros)
pour cause de marchandise à lui vendue et
délivrée.
Témoins : Jean PERLINGUET,
marchand boucher, Henry BUGNON, marchand savoyard demeurant à
Dieuze.
09.10.1684 Dette
de Nicolas PACQUOT, laboureur
demeurant à Bisping
envers Anstien MELLARD, laboureur
demeurant à Bédestroff (175 F barrois)
pour cause
de restant de moyages et frais de procédure qu’il avait
et Jacques MARCHAL son frère avancés et payés
pour le detteur au sieur DU NESME.
Il promet de payer à la
saint Martin prochain pour tout délai.
Témoins :Jean
LAMBERT, chevaucheur aux salines de Dieuze, Adam SCHMITT de
Dieuze.
En marge : 25 février 1685 Anstien MELLARD
consent à la radiation.
11.10.1684 Vente
par Nicolas KISTEMACHER, compagnon
boucher à Vergaville, fils majeur d’ans
à
Bastien DITOR fils majeur d’ans à Vergaville
de trois
quarts de vigne friche au vignoble de Vergaville « en
allant à la Folie » entre Eve HARTMAN de part et
d’autre (66 F 6 gros).
Témoins : Etienne
TEMBLAIRE, maître cordonnier à Dieuze, Jean COLTAT de
Guéblange.
11.10.1684 Vente
par Demenge FELTIN demeurant à
Bisping
à Elisabeth PIERRON veuve de feu Nicolas FELTIN de
Bisping absente acquérant par Nicolas FELTIN son fils
d’une
demi fauchée de pré sis au ban de Bisping lieu-dit « à
la Bourmatt » entre Hans PIERRON d’une part et
monsieur CHEUVETIER d’autre part, et un quart de terre à
prendre dans un jour proche la croix de Saint-Jean, Jean CHARON de
part et d’autre (21 F barrois de principal et 2 F 4 gros aux
vins).
Témoins : Antoine NOËL, maître
échevin à Dieuze, Christophe MARCHAND, échevin
en la justice locale de Dieuze.
11.10.1684 Vente
par Anne DE ROGIER d'AINVILLE veuve
d’honoré seigneur Jean de MUSSEY, écuyer, colonel
pour le service de S.A.S. de Lorraine, demeurant à Louppy le
Château en barrois
à Joseph COLMAN, maître
échevin, et Jeanne SIMON sa femme de Vergaville,
une place
masure proche de la halle provenant d'acquêt de noble Bernet
FOGUEL entre Nicolas MARIEN d’une part et l’acquéreur
d’autre part (300 F barrois).
Témoins : Georges
PIERRON, sergent doyen en la justice locale de Dieuze, Nicolas GUYON
jeune fils,clerc à Dieuze.
12.10.1684 Bail
laissé par André DRIES,
maître charpentier demeurant à Lindre
à
Toussaint BRUSSON, laboureur demeurant à Bassing
d’une
vache laitière poil noir et blanc avec une génisse
rouge et blanche (3 années qui commencent aujourd’hui ;
10 F 6 gros).
Témoins :Jean DECOURBE, maître
cloutier à Dieuze, Jean COLTAT de Guéblange.
14.10.1684 Bail
par Georges PIERRON, sergent doyen en
la justice locale de Dieuze
à Nicolas BOULANGER habitant de
Bisping
d’une vache laitière poil noir de l’âge
de onze ans et une génisse poil noir brun de l’âge
de deux ans (3 années commençant aujourd’hui, 12
F barrois).
Témoins :Etienne TEMBLAIRE, maître
cordonnier à Dieuze, Nicolas GILLET, maître maréchal
demeurant à Bedestroff.
14.10.1684 Dette
de Etienne TEMBLAIRE, maître
cordonnier, bourgeois de Dieuze et Françoise CURẺ
envers
François BONDIDIER demeurant à Bourgaltroff (345 F).
Il
promet de rembourser dans trois ans.
Témoins : Jean
DECOURBE, maître cloutier, Nicolas LELOUP, maître
cordonnier à Dieuze.
En marge : 04.05.1688 Ledit
BONDIDIER consent à la radiation.
14.10.1684 Vente
par honorée dame Anne
DESROGIER D’AINVILLE veuve relicte de feu honoré
seigneur Jean de MUSSEY, vivant écuyer et colonel pour le
service de Son Altesse Sérénissime de Lorraine
demeurant à Louppy le Château en Barrois
à
Didier BRUSSAU, vigneron demeurant à Vergaville et Barbe
CHARLES sa femme
de trois quarts de vigne friche sise au vignoble
de Vergaville lieu-dit « à la Fullechère »,
entre Demange CHERIER d’une part et Hans SPORMEYER d’autre
part (30 F barrois de principal et 1 F 3 gros).
Témoins :
Demenge CHERIER, Valentin JACQUOT de Vergaville.
16.10.1684 Vente
par honorée dame Anne
DESROGIER D’AINVILLE veuve relicte de feu honoré
seigneur Jean de MUSSEY, vivant écuyer et colonel pour le
service de Son Altesse Sérénissime de Lorraine
demeurant à Louppy le Château en Barrois
à
Christophe MARIEN, laboureur demeurant à Vergaville et anne
PROUVẺ sa femme
d’un gagnage consistant en une masure
de grange, jardin joindant sis à Vergaville frappant d’un
bout sur le gué et de l’autre sur le chemin allant au
moulin, un jardin contenant environ trois quarts dit « le
Goutlidgarten », Mathis MANN d’une part chargé
d’un gros de cens envers l’église saint Pierre,
deux jours ou environ de terre enserrée de hayes vives lieudit
« sur le Breitstradt » Joseph COLMAN d’une
part et CORDIER d’autre part, un jardin « sur le
Holweg » et la masure avec, Nicolas PAULUS d’une
part et le sieur HARDONCOURT d’autre part, une pièce de
terre d’environ un jour sise « au dessus du breuil
de Madame de Vergaville » entre Jean PAGNY d’une
part et Claude HOUBEAU d’autre part, telle part et portion
qu’elle a en un patural entre le gué d’une part et
le pré appelé « le Breitt »
d’autre part, telle part et portion qu’elle a en un
saulcy « au Schmalbronck », un tiers dans le
gros journal de vigne situé du côté du chemin de
Zommange, trois jours de vigne friche au ban du village de Blanche,
une masure dans ledit village, deux jours de terre à prendre
dans huit jours au ban de Guébestroff, trois quarts de terre
ban de Dieuze « sur le pré du Langrenden »,
une pièce de douze fauchées en deux portions au ban de
Dieuze, un petit patural « à la Rodermatt »
ban de Vergaville entre les acquéreurs d’une part et les
héritiers Lienert CALFLEICH d’autre part, le jardin de
la maladrerie, un jour et demi frappant sur le patural ci-dessus,
telle part et portion qu’elle a au bois de bénestroff
dit « le Rayeux », telle part et portion
qu’elle a en un bois sis à Bourgaltroff, sa part et
portion dans un bois à Guébling, les terres et prés
à vergaville qui « doivent Laines à
l’abbaye » et cens de saint Jean, au contenu d’une
copie tirée dudit « Laine » signée
du maire de Vergaville et de FAUCHER, greffier et de plusieurs autres
titres papiers et documents que la dame a mis es mains des
acquéreurs.(3000 f barrois)
Témoins : Georges
PIERRON, sergent doyen en la justice locale de Dieuze, Jean DECOURBE,
maître cloutier à Dieuze.
Les acquéreurs n’ont
payé que la somme de 500 F et promettent de payer 500 F à
la Pentecôte prochain, 1000 F à la pentecôte
suivant de l’année 1686 et les 1000 F restant à
la pentecôte 1687.
En marge : 30.07.1685 Anne des
ROGIERS d’EINVILLE confesse avoir reçu de Christophe
MARIEN la somme de 1000 F.
En marge : 21.05.1687 Anne des
ROGIERS d’EINVILLE confesse avoir reçu de Christophe
MARIEN les 1500 F restant à payer et consent à la
radiation.
Témoins : Simon ANTOINE, maître
maréchal ferrant à Vergaville, François SIBILLE,
maître cloutier à Dieuze.
17.10.1684 Constitution de rente (20 F barrois de rente
au principal de 400 F).
par André BERTRAND, tailleur
d’habits demeurant à Dieuze et Dieudonnée
GREGOIRE sa femme
envers les Révérends Pères
minimes du couvent de Dieuze acceptant par Nicolas MOUGEOT, vicaire,
Robert BROUSSART et François PERROTTE composant la communauté
dudit couvent.
Ils obligent une maison à Dieuze, en la
grande rue, entre Didier VAUTRIN d’une part et le sieur CORDOZE
d’autre part, un meix sis « sur le canalm du
moulin » et un jardin à arbres contenant un jour et
demi sis « auprès de la halbatrie »,
Madame de NOGENT d’une part et le charnier d’autre part,
une vigne contenant deux jours au vignoble de Guénestroff.
La
somme provient du réachat fait par Jean HENRION de pareille
somme qu’il devait par constitution du 18 octobre 1675 par
devant N.Husson, tabellion.
Anne CHAUB veuve de feu Nicolas
BERTRAND, mère desdits constituants s’est portée
caution principale et oblige une maison sise « en la large
rue » entre une rue de ville d’une part et Claude
BRAGARD d’autre part.
Témoins : Bastien BOULIAN,
Nicolas GAILLOT de Dieuze.
17.10.1684 Reconnaissance
par les révérends
pères Nicolas MOUGEOT, vicaire, Robert BROUSSARD et François
PERROTTE composant la communauté du couvent des minimes de
Dieuze
que Jean HENRION, de Dieuze a fait le réachat de
deux contitutions de rente passées au profit du couvent le 18
octobre 1675 par devant N.Husson, l’une portant 300 F de
capital et l’autre 100 F.
Ils consentent à la
radiation desdits contrats.
Témoins : Bastien BOULIAN,
Nicolas GAILLOT de Dieuze.
17.10.1684 Vente
par Jean Philippe de MITRY,
chevalier, seigneur de Fauconcourt, y demeurant
à Louis
BERNARD, laboureur à Nébing et Barbe LENOIR sa
femme
d’un jardin plein de bois appelé « le
Vellert » (60 F barrois).
Témoins : Nicolas
FONTAINE, Simon GREFFENT, charretiers demeurant à Boulay de
présence audit Dieuze.
18.10.1684 Vente
par Michel RENẺ, laboureur
demeurant à Bidestroff
à Jacques MATHIEU, laboureur
demeurant à Vahl et elisabeth RENẺ sa femme
de la
moitié d’une maison, grange, écurie, jardin
derrière, aisances et appartenances sises à Vahl
partageable avec l’acquéreur pour l’autre moitié,
entre Monsieur de MASPACK d’une part et le bien de la cure
d’autre part, la moitié du »Helmesetzel »,
la totalité contenant une fauchée, entre François
CLAUDON d’une part, Colas DUHAULT d’autre part (400 F
barrois).
Témoins : Claude FORNIER, directeur général
des domaines et droits joints de la généralité
de Metz, Nicolas GUYON, clerc à Dieuze.
L’acquéreur
n’a payé que 100 F et promet de payer les 300 F restant
à Pâques prochain.
En marge : 15.11.1685 Michel
RENẺ confesse avoir reçu dudit MATHIEU la somme de 300 F
et consent à la radiation.
18.10.1684 (à Vergaville)Vente
par Joseph
COLMAN, maître échevin en la justice locale de Dieuze
à
Dominique CAUGEUR, manœuvre à Vergaville et Charlette
KISTEMACHER sa femme
d’une grange à Vergaville « à
la Vinckelgass » entre François PROUVẺ d’une
part et une ruelle de ville d’autre part
pour par
l’acquéreur la faire construire en maison et la rendre
logeable. (600 F barrois et une demi pistole d’or pour un
couvre-chef à la femme du vendeur).
Témoins :
Jean PAGNY, maire, Joseph PAGNY, jeune fils, de
Vergaville.
L’acquéreur n’a payé que 100
F et la demi pistole d’or et promet de payer 20 F à Noël
prochain, 30 F à Pâques prochain.
18.10.1684 Dette
de Hans KISTEMACHER, maître
cordonnier à Vergaville
envers Jean PAGNY, maire de
Vergaville (176 F 4 gros barrois)
pour cause d’argent et
dépense de bouche faite au logis du créditeur par le
detteur depuis douze ans environ.
Témoins : Joseph
COLMAN, maître échevin , Valentin JACQUOT, sergent, de
Vergaville.
En marge :03.12.1692 Barbe PUSSIN veuve du
créditeur consent à la radiation de la présente
obligation.
18.10.1684 (à Vergaville) r Jean PAGNY, maire à
Vergaville
à Fiacre LACROIX, laboureur à
Vergaville
d’un gagnage à Vergaville (6 années
qui ont commencé à la saint georges dernier ; 8
paires de resaux moitié blé, moitié avoine,
mesure de Dieuze et à condition de mettre en état
quatre fauchées de pré situées « au
dessus du Goutleidgarten » qui sont en friche).
Témoins :
Jospeh COLMAN, maître échevin en la justice de
Vergaville, Michel MARMOT, marchand à Dieuze.
19.10.1684 Vente
par Jean VELTIN, boucher à
Dieuze et Jacques VELTIN, maître chirurgien à Marsal
à
Adam LAURENT, marchand bourgeois de Dieuze et Anne VELTIN sa
femme
des deux tiers dans le cinquième d’une grange
sise en cette ville « en la Hostgass » entre
Adam SCHMITT d’une part et les PERCEBOIS d’autre part à
prendre duderrière de ladite grange suivant la partage fait
d’icelle avec le sieur Antoine NOËL, oncle des parties qui
en a les quatre cinquièmes, les deux tiers en un meix,
derrière le château entre le charnier d’une part
et Anselme VINET d’autre part, les deux tiers en une fauchée
de prè à Guénestroff (600 F barrois).
Témoins :
Jean VAUTRIN, échevin, Dominique lECLERC, régent à
Dieuze.
L’acheteur n’a rien payé et promet de
payer 300 F à Jean VELTIN à la saint Martin prochain et
audit Jacques VELTIN les 300 F restant à Pâques.
…10.1684 Testament
de Jacques HARDONCOURT,
archiprêtre de Vergaville et curé de Dieuze au diocèse
de Metz, étant, Dieu merci, en mon bon sens, propos, denies et
entendement, considérant la brièveté de la vie
de l’homme qui apr arrêt divin se doit nécessairement
terminer par mort, l’heure de laquelle est autant inconnue que
l’évènement en est inévitable, désirant
de m’en être prévenu au paravant d’avoir
disposé des biens temporels qu’il a plu à la
divine bopnté me départir en ce monde mortel tandis que
par sa grace je jouis encore d’une entière santé
et traquilité d’esprit et de corps. A ces causes, de mon
plein gré, pure et franche volonté, sans force,
contrainte ni induction quelconques, de mon propre et seul mouvement
et conseil ensuite d’une longue et sérieuse reflexion
par moi faite sur l’importance de la chose ay fait et ordonné
mon testament, devis et ordonnance de volonté dernière
en la forme et manière ci-après déclarée :
et
premier après avoir recommandé mon âme à
Dieu mon créateur qui la fait et formée à son
image et semblance, le supplie humblement de la vouloir recevoir au
rang des bienheureux lorsqu’il plaira à la sainte
volonté en ordonner la séparation d’avec son
corps pour y jouir de la félicité éternelle dans
la gloire interminable du paradis pour les mérites de la
Passion douloureuse de Jésus Christ son fils unique mon cher
sauveur et redempteur, de la très sainte et toujours Vierge
Marie sa très digne et débonnaire mère, de mon
glorieux patron Saint Jacques et de tous les saints et saintes de la
Cour Céleste dont j’implore dévotement le secour
et puissante protection à l’heure périlleuse de
la mort, intercédant pour mon pardon au près de la
divine clémence ; je déclare, proteste et désire
mourir muni des saints sacrements dans la Croyance et Union ferme de
la Sainte église Catholique et romaine lhors laquelle je
reconnais qu’il n’y a point de salut à espérer,
attendant la résurrection généralesous
l’espérance de laquelle j’élis a sépulture
de mon corps en l’église paroissiale dudit Dieuze dans
le Chœur à l’endroit destiné à la
sépulture des sieurs curés dudit lieu.
Et quant à
la cérémonie de mes funérailles, aumones,
luminaires, assemblée de gens d’église,
enterrement et services, j’entends qu’il y soit employé
une somme de cent cinquante francs, le surplus laissé à
la discrétion de mes exécuteurs testamentaires cy après
nommés, le tout néanmoins sans pompeni traitement, à
prendre ladite somme sur mes meubles.
Je veux qu’aussitôt
après mon décès arrivé, l’on fasse
dire mille messes savoir cent à des autels privilégiées
pour le salut de mon âme, avec la plus grande diligence qu’il
se pourra, et le surplus des mille se dira par qui et où mes
exécuteurs testamentaires adviseront mieux tant pour moi que
pour mes parents et tous ceux et celles auxquels je peux être
obligé sans y rien négliger, aussi à prendre
ladite somme sur mes meubles.
Je déclare que les ommes que
ju’avais léguées soit en constitutions ou
obligations pour fonder de la férie messe que j’ai fondé
à perpétuité en la paroisse de ce lieu qui ont
été totalement remplacées entre mes mains
pendant la vacance de ladite fondation, je donne et remplace à
ladite fondation les sommes ci-après, savoir, de trois milles
francs dus par les religieuses de la congrégation dudit
Dieuze, de dix huit cents par la veuve MATHIS présente femme à
Jean COESAR, marchand bourgeois dudit Dieuz, de mille francs due par
le sieur de MASSEMBACH qui était au paravant due par le sieur
DUNESME et dont il est resté garant, de neuf cents francs due
par Nicolas LOMBARD présentement demeurant à sarrebourg
et d’autre mille francs due par le sieur RICHARD, curé
de Moncel et les huit cents francs affectés et hypothéqués
sur la maison vendue au sieur BADOROT restant par lui due au profit
de ladite fondation, lesquels huit cents francs font le prix de la
maison que j’avais légué à la fondation de
ladite ferie Messe par le contrat de fondation que j’en ai eu
ci-devant fait et que j’ai été obligé de
vendre audit prix de huit cent francs pour lequel je l’avais
auparavant acquété, tant pour éviter aux grandes
réparations qu’il y convenait faire qui auraient absorbé
du fond plus liquide de ladite fondation, que pour éviter
l’amortissement auquel on était obligé au sujet
de la dite maison.
Je donne par augmentation à ladite
fondation outre ce qui est porté au contrat d’icelle,
quatre mille francs en icelle somme compris six cent francs que je
devais à feue Pentecôte ADAM ma servante de ses loyers
de longues années qu’elle a légué à
l’intetion et augmentation de ladite fondation par sontestament
reçu par N.HUSSON le premier avril 1677, ladite somme de
quatre mille francs à prendre savoir trois mille sur celle de
cinq mille à moi due par Nicolas THIRIET de Hampont par
contrat passé par devant N.HUSSON le 11 mai 1676 et mille
francs à prendre sur les communautés de Guermange et
Guénestroff qui me doivent pareille somme avec les rentes en
dues, au moyen duquel augmentation j’entends être
déchargé de ce que j’ai tiré des rentes de
ladite fondation pendant qu’elle a été
vacante.
En marge de cet article : 01.09.1685. Je déclare
que par contrat entre vifs postérieur à ce mien
testament passé par devant le tabellion des présentes
j’ai satisfait es remplacement tant des capitaux qu’intérêts
que j’avais touché de ma ferie messe et par ainsi ce qui
est énoncé en ce mien testament à l’égard
de ladite ferie messe ne sert à rien que pour les obligations
que impose es chapelains d’icelle et prière que je fais
à messieurs de police d’y veiller.
Je donne aux dames
religieuses de la Congrégation Notre dame de ce lieu pour
fondation d’une autre messe journalière que je veux être
célébrée à perpétuité en
leur église à dix heures règlement, à
l’intention des âmes du purgatoire spécielment de
la mienne, de celles de mes proches et des pauvres captifs décédés
entre les mains des Infidèles, les immeubles ci-après
déclarés savoir la maison venant de feue Madame de
NOGENT sise ne la large rue que j’ai ci-devant acquété
de sRéverends Pères minimes avec la joindante dont je
suis adjudicatire sur les successions des feux sieurs VALROFF avec
leur appartenances et dépendances, écuries, granges,
meix et ainsi que j’en ay ci-devant joui ou du jouir, ensembe
les maisons ci-après savoir celle par moi acquétées
de feu le sieur HUSSON, ladite maison entre Nicolas LECLERC d’une
part et moi testateur d’autre part ; je leur donne
finalement une maison sise à vergaville, granges et écuries
avec le sjardins et usuiares en dépendant ainsi que j’ai
acquété du feu sieur BAZARD, vivant curé dudit
lieu.
Je veux et entends que lesdites dames religieuses acceptant
cette mienne fondation obligeront spécielement tous leurs
biens pour sureté de l’exécution d’icelle
et du remplacement des fonds que je leur lègue au cas qu’elles
viennent à en aliéner, à l’effet de quoi
mes exécuteurs testamentaires leur en feront passer contrat
pour plus grande sureté ; en faveur de laquelle fondation
je laisse au chapelain par qui elles feront desservir ladite
fondation la liberté de l’application d’une messe
par chacune semaine à l’intention qu’il voudra et
aux dites Dames religieuses la liberté de l’application
des messes suivant leurs intentions et jours des fêtes
principales et solemnelles de l’année de leur ordre et
es jours qu’échéront les messes de fondation de
leur Maison.
Pour une messe que j’ordonne être
célébrée à perpétuité en la
paroisse dudit Dieuze tous les vendredi immédiatement suivant
chaque premier jeudi de chacun mois pour le repos aussi de mon âme
et proches et des confrères et sœurs de la confrérie
du très auguste et saint Sacrement de l’autel, je lèque
à ladite confrérie une somme de six cents francs savoir
trois cents francs dus par le nommé Robert HOSTELLY demeurant
à Vergaville, deux cents francs dus par le sieur Jean VAUTRIN,
échevin en cette justice et cent francs à prendre sur
mes autres plus clairs et apparents biens pour la rente desdites
sommes être employée à faire célébrer
lesdites messes par le Receveur de ladite confrérie priant le
sieur Curé mon successuer d’avoir soin et faire
satisfaire à ladite fondation.
Je lègue un fond de
sept mille trois cents francs savoir six mille francs qui me sont dus
sur la terre de Marimont par contrat passé par devant N.HUSSON
le (laissé en blanc), mille francs qui me sont dus par
promesse de feu et Madame DESBUCHETS, 200 francs par Nicolas PIERRE
et Anthoinette sa femme par contrat passé devant N.HUSSON et
cent francs à prendre sur mes plus clairs et apparents biens
pour la rente se montant à trois cent cinquante cinq francs
être employée et distribuée en la manière
et par les personnes ci-après déclarées savoir
que la dite rente de trois cent soixante cinq francs se percevra tant
par un sieur curé mon successeur et messieurs les échevins
d’église conjointement pour être distribuée
à la fin de chaque trois mois, savoir que la moitié
sera distribuée aux plus proches et nécessiteux de mes
parents et l’autre moitié aux plus pauvres et
nécessiteux de la paroisse sans aucune faveur, et au défaut
de mes parents pauvres le tout ira audits pauvres de ladite paroisse,
lequel soin et administration jeprie lesdits sieurs curé et
échevin de prendre pour l’amour de Dieu et en faveur des
pauvres de la paroisse et afin que la chose soit de tant mieux
administrée et qu’à la suite des temps il ne
puisse point s’y commettre d’abus par les changements qui
arrivent, je veux et entends qu’à chacun compte d’église
que lesdits échevins rendront ils rappirtent un état et
déclaration de la distribution qu’ils auront faite
desdites aumones, déclarant à qui ils les auront faites
et ce au bout de chaque année sans aucun retard.
Je prie
aussi spécialement Messieurs de la Police dudit Dieuze et
particulièrement Monsieur le procureur du Roy comme devant
veiller à ce que les fondations pieuse subsitent et soient
effectuées de prendre un soin particulier à ce que la
présente fondation soit ponctuellement observée de même
que mes autres fondations sus déclarées espérant
de leur justice qu’ils voudront bien coopérer à
mes intentions ci-dessus puisque je n’ai autre vue que la
gloire de dieu, le soulagement des pauvres et l’utilité
du publique, ce que j’espère d’autant plus d’eux
que le devoir de leur charge les oblige à veiller es choses
qui concernent le bien public et le soulagement des
pauvres.
J’entends que l’on ne puisse retirer aucun
capitaux ni aliéner aucuns des immeubles en tout ce que j’ai
ci-devant légué en l’intention de mesdites
fondations ni faire aucun remplacement d’iceux que de la
connaissance et du consentement desdits sieurs de police et dudit
sieur procureur du Roy dudit sieur Curé et échevins
d’église et du sieur Chapelain qui desservira la ferie
messe, chacun pour les fondations qui les regardent .
Jelègue
une rente annuelle de vingt francs à la paroisse de Lindre
dont j’ai été ci-devant pasteur pour le fond de
la quelle je cède une dette de quatre cents francs qui m’est
due par Claude JOUBERT, pour laquelle rente je veux être dite à
perpétuité en l’église dudit Lindre deux
messes tous les premiers mardi et mercredi de chacun mois de l’année
et ce pour le repos des âmes des fidèles trépassés
de la paroisse dudit lieu, lesquelles messes j’entends être
célébrées par un sieur Curé dudit Lindre
voulant que ledit capital quatre cents francs ne se puisse toucher et
remplacer que de la connaissance et consentement d’un sieur
Curé dudit Lindre des échevins d’église et
des gens composant la justice dudit lieu.
Cet article est barré.
En marge : 01.09.1685 J’ai rayé le présent
article parce que la dette est acquittée et j’ordonne
que les quatre cents francs mentionnés audit article se
prendront sur mes plus clairs et apaprents biens pour l’exécution
de la fondation.
Je donne à Nicolas HARDONCOURT mon neveu
demeurant à Bourdonnay une somme de douze cents francs à
prendre sur mes plus clairs et apparents biens, laquelle je
souhaiterais qu’il employat si faire se peut au réachat
du bien que je lui ai ci-devant donné audit Bourdonnay et
qu’il avendu pour ladite somme et que le réachat s’en
fit au profit de ses enfants et ce d’autant que j’estime
y avoir lésion d’oultre moitié et plus en ladite
vente.
Je donne de plus audit Nicolas HARDONCOURT une maison à
Dieuze sur la large rue, entre moi testateur d’une part à
cause d’acquêt du feu sieur HUSSON et la ruelle de ville
d’autre part, parmi lesquelles donation j’entends être
déchargé de trois cents frnacs que j’avais touché
et dont néanmoins feu Nicolas PUISEUR était chargé
envers ledit Nicolas HARDONCOURT pour faits de tutelle, les héritiers
duquel PUISEUR j’entends être pareillement quitté
et déchargé envers ledit HARDONCOURT sans qu’il
puisse recevoir les présentes donation qu’en en donnant
décharge.
Je donne à Thoinette GRANDIDIER femme à
Gergonne de Guermange ma nièce une maison à Lindre
comme elle se contient ci-devant acquétée de Philippe
SOYEUR entre moi testateur de part et d’autre, encore une autre
maison à Dieuze acquétée de Claude BRAGARD
proche la porte de bonne fontaine ledit BRAGARD de part et d’autre
et à Marie leur fille femme de Nicolas MONTFORT deux vaches et
cent francs en argent.
En marge de cet article : 01.09.1685
J’ai vendu la maison léguée à ladite
Thoinette GRANDIDIER pour le prix et somme de sept cents francs
j’ordonne qu’elle tirera pareille somme sur mes plus
clairs et apparents biens.
Je donne à mes petits-neveux
Jean-François et Nicolas VUILLAUME, gendarmes de la garde du
Roy, savoir audit Jean-François une maison sur la large rue le
sieur KIECKLER d’une part et Marien TOUSSAINT d’autre
part et audit Nicolas une maison en la même rue entre la grange
du sieur de XOUSSE d’une part et la ruelle de ville d’autre
part.
En marge de cet article : 01.09.1685 Comme j’ai
vendu la maison que j’avais légué à
Nicolas VUILLAUME mon petit neveu pour la somme de six cents francs
j’ordonne qu’il en recevra le prix de l’acquéreur.
Pour
satisfaire à tout ce que dessus je veux et entends que mes
exécuteurs testamentaires ci-après nommés se
saisissent généralement de tous mes biens meubles,
immeubles, titres et papiers, sans qu’il y puissent être
troublés par qui que ce soit à l’effet de quoi
aussitôt mon décès arrivé ils feront faire
inventaire et vente de tous mesdits effets mobiliers
Me réservant
de disposer ci-après par telles ordonnances que je trouverai à
propos et que Dieu m’inspirera de ce qui pourra être de
mesdits biens après l’entier accomplissement de ce mien
testament acquit de mes dettes qui se trouveront légitimement
dues.
Je révoque et annulle tous autres testaments,
codiciles et ordonnances de volonté dernière que je
pourrais avoir fait avant le rpésent.
Auquel mien testament
je me réserve d’y ajouter diminuer changer ou tout à
fait annuler comme je trouverai à propos.
Je choisis pour
exécuteurs de ce mien testament messire Humbert VARY prêtre
et curé de Kerprich et le sieur Henry-Joseph KIECKLER, écuyer,
procureur du Roy audit Dieuze les priant d’en vouloir prendre
la peine moyennant reconnaissance raisonnable me confiant en leur
bonne conscience qu’ils en useront chrétiennement.
et
afin qu’à ce présent mien testament foi plénière
y soit ajoutée j’ai prié Messire Claude GUYON,
tabellion général es Lorraine et gardenotes de Dieuze
de le signer avec moi ce qu’il aurait fait parès me
l’avoir lu et relu et que sur chacun article d’y celui
j’ai déclaré ma volonté être telle.
Fait et passé audit Dieuze le trentième octobre mil six
cent quatre vingt quatre, trois heures de relevée, en présence
d’honnête homme Jean ABEL, maître tailleur d’habits
et Nicolas GUYON, clerc, demeurant audit Dieuze, témoins qui
ont signé avec ledit testateur, tous de connaissance audit
tabellion après lecture faite comme dit est.
En date du
01.09.1685 : J’ordonne une reconaissance de cinquante écus
tournois à monsieur KIECKLER mon exécuteur
testamentaire.
En date du 19.09.1685 Je, dit Jacques HARDONCOURT
ci-dessus nommé ajoutant à ce mien testament et
ordonnance de volonté dernière que je déclare
avoir reçu des capitaux des fondations faites à la
paroisse de Dieuze savoir deux cents francs qui ont été
dus par feu Claude SIMON tabellion pour fondation d’un
anniversaire pour (laissé en blanc) encore autre cent francs
de pareille fondation d’anniversaire pour (laissé en
blanc) que feu Claude RAGUIN devait, encore autre cent francs de
capital légué pour fondation faite par feu loe sieur
STEPHANS d’un anniversaire en la paroisse de Guermange, le
remplacement desquelles sommes montant à quatre cents francs,
j’ordonne être fait sur la somme de six cents francs que
j’ai prêté de bonne foi sans écrit au sieur
LAGRIVE, curé de Guermange et les autres deux cents francs
restant desdits six cents francs j’en lègue cent à
la fabrique de Tarquimpol que j’ai desservi quelque temps de
curé et les autres cent francs pour être employé
suivant l’intention de la veuve de feu Philippe SOYEUR ainsi
qu’elle en a ordonné à la mort.
Je déclare
de plus que je suis chargé de mille francs de capital qui sont
affectés à une fondation de messieurs de SAUBOUREL à
la paroisse de Dieuze pour remplacement desquels j’assigne les
mille francs qui me restent dus des cinq mille que me devait
ci-devant Nicolas THIRIET de Hampont ayant affecté les autres
quatre mille frrancs aux fondations de la messe matutinale.
Je
donne à la fille aveugle de feu Peter REMY ma filleule cent
francs.
Je donne à Catherine LEGRAND ma servante, à
charge de me servir le reste de mes jours fidèlement et à
mon contentement savoir la maisonnette derrière celle que j’ai
ci-devant léguée venant des VALROFF consistant enune
chambre haute et basse et grenier au dessus, le meix venant du sieur
HUSSON allant au bon puits entre le sieur KIECKLER d’une part
et Georges SAULNIER d’autre part, un plumon et lit de trilly ou
elle couche rpésentement moyennant quoi elle ne prétendra
aucun gage tant pour le passé que l’avenir que pou son
simple chauffage.
J’ordonne que ce qui pourra rester de mes
biens après mon testament et ordonnances de mes volontés
dernières exécutées et entièrement
accomplies les sieurs Jean-François et Nicolas VUILLAUME mes
arrière-neveux aient de préciput avant partage à
mes autres parents savoir ledit Jean-François VUILLAUME aîné
ma maison au devant de la chapelle du charnier où réside
présentement le sieur Errard DROUIN et le sieur Nicolas
VUILLAUME puîné ma maison au devant des minimes où
réside le sieur Jean DESSEY.
Je donne à sœur
Elisabeth religieuse de l’ordre de Saint françois
d’Assise à Dieuze à percevoir sa vie naturelle
durant la rente de six vingts francs dont en sera fait un fond
desdits six vingts francs qui après la mort de ladite sœur
Elisabeth retournera le principal de six vingt francs à son
couvent.
Je veux et entend que si quelqu’un de mes parents
et héritiers venait en aucune manière à
quereller ce mien testament ou aller à l’encontre qu’il
soit privé de ce qu’il lui pourrait avenir tant par ce
mien testament qu’autrement de mes biens ; tout ce que
dessu m’ayant été lu et relu j’ai déclaré
à chacun article ma volonté être telle. Fait et
passé audit Dieuze les an et jour avant dit, en présence
de Nicolas MORQUIN, bourgeois dudit Dieuze et Charles SIMON, fils
majeur d’ans, compagnon tailleur d’habits témoins
qui ont signés avec ledit sieur testateur et ledit atbellion
des présentes après lecture faite.
21.10.1684 Contrat d’apprentissage
entre
Charles SIMON, maître tailleur d’habits d’une part
et Anne PAULUS femme à Claude PINET absent du pays depuis
longtemps d’autre part..
Charles SIMON a pris pour apprenti
Thiébault PINET fils de ladite PAULUS poue pendant trois
années entières et continuelles qui commencent dès
ce jourd’hui, lui montrer et apprendre le métier de
tailleur sans rien cacher ni celler, le loger le nourrir et blanchir
et ne le maltraiter en sorte qu’il soit obligé de sortir
moyennant quoi ladite PAULUS a promis payer pour ledit
apprentissage 18 écus blancs monnaie de France dont ledit
SIMON a confessé avoir reçu la moitié d’avance
et les neuf autres écus blancs ladite PAULUS a promis de payer
en un an.
Ledit apprenti sera bien obéissant et portera
tous respect à son mâitre et demeurera pendant le temps
sans s’absenter.
Témoins : Etienne TEMBLAIRE,
maître cordonnier, Laurent SAINT-EPVRE, tisserand à
Dieuze.
En marge : 27.10.1685 Ledit SIMON confesse avoir reçu
de ladite PAULUS la somme de neuf écus blancs.
21.10.1684 Dette
de Didier DIDON, laboureur demeurant
à Dordal
envers Henry-Joseph KIECKLER, écuyer,
procureur du Roy dudit Dieuze acceptant pour Charles-François
et Jean-Benoit KIECKLER, écuyers, ses frères, absents
(154 F de Lorraine)
La somme est employée en achat de
chevaux.
Témoins : Nicolas LECLERC, boucher, Jean
BLANCHARD, manuisier demeurant à Dieuze.
25.10.1684 Dette
de Nicolas SAUNIER, laboureur,
demeurant à Kerprich
envers le sieur Charles-François
KIECKLER, écuyer, absent, acceptant par le sieur Henry-Jospeh
KIECKLER, écuyer, procureur du Roy à Dieuze son frère
(71 F 6 gros barrois) pour cause de treize resaux d’avoine à
lui vendu qu’il devait pour gerbage des deux années
dernières du gaignage qu’il tient dudit Charles-François
KIECKLER audit Kerprich
et ce à raison de cinq francs six
gros le resal.
Témoins : Pierre LARBOULETTRIER, maître
menuisier, Henry BELCHAMPS, garçon pâtissier à
Dieuze.