05.09.1682 Marché
entre Claude JAMBILLE, maître charpentier à Dieuze
et Didier GERARDIN, maître charron demeurant à Marsal
Ledit GERARDIN s’oblige de travailler avec ledit JAMBILLE après le magasin à sel que celui-ci a entrepris en la saline de Dieuze à commencer dès mercredi prochain et sans discontinuer jusqu’à ce que le magasin soit achevé à charge de par ledit JAMBILLE de nourrir ledit GERARDIN avec son enfant et lui fournir le couchage et en outre de lui payer la quantité de 9 écus blancs, payables la moitié à la moitié du travail et l’autre moitié à la perfection.
Témoins : Henry BELCHAMP, jeune fils, demeurant à Dieuze, Jean BONNEENSEIGNE, compagnon cloutier, natif de Nancy, présentement à Dieuze.


07.09.1682 Marché
entre Jean EPVRE, maréchal des poeles de la saline de Dieuze d’une part
et Dominique GRANDIDIER, aussi maître maréchal des poeles de Dieuze.
Jean EPVRE a associé avec lui ledit GRANDIDIER pour les ouvrages de la saline en sa part qui est la moitié avec Jean PISSEMBERG, gendre audit EPVRE de manière que ledit GRANDIDIER aura un quart dudit gain et profit qui se fera. Jean EPVRE s’étant obligé de fournir le charbon nécessaire pour leur travail d’ici Pâques prochain et après le charbon se fournira entre les parties chacun pour sa part et contingent. La quelle société durera si longtemps qu’il plaira à messieurs les officiers de la saline. A charge de par ledit GRANDIDIER faire les ouvrages et travaux pour sa part et aider ledit EPVRE à son possible pour la sienne à cause que ledit EPVRE s’oblige de fournir le charbon jusqu’à Pâques. Ledit GRANDIDIER s’oblige d’aider à poser la poele de dessous la loge sans qu’il en puisse prétendre aucun paiement et à l’égard de la seconde poele il s’oblige aussi d’aider à la poser moyennant que ledit EPVRE a promis de lui payer ou laisser recevoir la somme de 100 francs pour sa part, entendu que la dépouille et vieux fers qui est présentement à la part dudit EPVRE se partagera également par moitié, que les ouvrages qui viendront à se faire dans ladite boutique se feront ensemble et le gain et profit partageront aussi par moitié.
Témoins : Georges PIERRON, sergent doyen en la justice locale de Dieuze, Nicolas LECLERC, bourgeois de Dieuze.

12.09.1682 Amodiation
par Christophe CURẺ, l’un des fermiers du domaine de Dieuze se portant fort de Joseph SIMON son consort
à Pierre CLẺMENT laboureur à Vallerange
du droit de sauvegarde appartenant au domaine de Dieuze des villages de Vallerange, Bérig, Nelling, Altviller et Altrippe
pour 3 années entières commencées à la Saint Rémy de l’année 1680, à la réserve dudit Bérig les deux dernières années et ledit Vallerange pour cette année seulement (5 écus et demi).
Témoins : Léger GUYON, jeune fils demeurant à Dieuze, Jean GERARDIN, garçon cordonnier à Dieuze.
En marge : 05.01.1683 Joseph SIMON se portant fort de Christophe CURẺ reconnaît avoir reçu de Pierre CLẺMENT les 5 écus et demi portés au contrat.


15.09.1682 Vente
par Demenge FELTIN, homme veuf demeurant à Bisping
à Claude JOUBERT, cordonnier, bourgeois de Dieuze et Jeanne NOIRJEAN sa femme
ce qui lui appartient venant de la succession de feu Antoine MOUGENOT vivant demeurant à Bourdonnay et Barbon sa femme ,comme ayant ledit vendeur survécu à Catherine sa fille procréé en son premier mariage avec Catherine MOUGENOT, et suivant la coutume de l’évêché le père hérite de l’enfant. (21 F de Lorraine).
Témoins : Etienne TEMBLAIRE, maître cordonnier à Dieuze, Jean MENGIN, compagnon cordonnier, natif de Nancy demeurant à Dieuze.


19.09.1682 Quittance
donnée par Antoine NOËL, maître échevin, Jean VAULTRIN, Gaspard MERCY et Christophe MARCHAND, échevins de la justice locale de Dieuze, en qualité de Directeurs de l’hôpital dudit lieu,
à Henry-Joseph KIECKLER, écuyer, procureur du Roy à Dieuze
de la somme de 400 F de principal ci-devant du par les sieur et dame de MARCHEVILLE en qualité d’héritiers de feue madame de LA RUELLE, pour laquelle ils ont été colloqués par arrêt de la cour de parlement du 31 juillet dernier et 3 présent mois de septembre, ensemble 33 francs sur les rentes adjugées par lesdits arrêts, le surplus desdits intérêts adjugés ayant été employé es frais de poursuite de ladite somme.
Témoins : François COTTE, écuyer, conseiller du Roy, lieutenant général au bailliage de Dieuze, Remond BAZILLON, maître sellier à Dieuze.


19.09.1682 Constitution de rente (7 F 6 gros au principal de 150 F)
par Jean HIRTNICK, maître maçon demeurant à Dieuze
envers l’hôpital de Dieuze acceptant par Anthoine NOËL,maître échevin, Jean VAULTRIN, Gaspard MERCY, Christophe MARCHAND, échevins en la justice locale de Dieuze, directeurs d’icelui.
la somme provient de l’adjudication des biens de Anne-Marie HINDERNOFF .
Il hypothèque une maison à Dieuze et un jardin à arbres aux jardinages de Dieuze « sur la Chiesberg » entre la veuve GAILLOT et le haut chemin.
Témoins : Remond BAZILLON, maître sellier, Jean BELCHAMPS, maître serrurier.


19.09.1682 Constitution de rente (21 F 6 gros de Lorraine au principal de 430 F)
par Claude BARTHELEMY, maître recouvreur demeurant en la saline de Dieuze
au profit de l’hôpital de Dieuze acceptant par Anthoine NOËL, Jean VAUTRIN, Gaspard MERCY et Christophe MARCHAND, directeurs dudit hôpital.
La somme provenant des deniers dudit hôpital pour laquelle il a été colloqués par arrêt du parlement de Metz des 31 juillet dernier et 13 présent mois sur le prix de la vente du château de Bidestroff, décrété sur les héritiers de la dame de LA RUELLE.
Le preneur hypothèque une maison sise à Dieuze en la rue allant aux sœurs grises entre Jean NOIRJEAN d’une part et Christophe FONTENOIS d’autre part.
Témoins : Remond BAZILLON, maître sellier à Dieuze, Jean HIRTNICK, maître maçon à Dieuze.


22.09.1682 (à Vergaville) Echanges
entre haute et puissante dame Madame Anne-Marie de LIVRON, abbesse et dame de Vergaville d’une part,
et Didier BRUSSOT, maître vigneron demeurant à Metz, rue de Champré, paroisse de Saint-Euchaire d’autre part.
Ce dernier s’engage à façonner de tous ouvrages nécessaires pendant six années 5 jours et demi de vigne, sans qu’il puisse planter n’y semer dans les vignes aucun fruit, s’obligeant de porter les fumiers pour fumer, d’aider à faire les vendanges.
Ladite Dame a promis de le loger dans la basse cour de l’abbaye au logis destiné pour le logement du vigneron, et de le tenir franc et exempt de toutes charges à la réserve des droits d’église, il jouira d’une place pour nourrir deux vaches et quelques porcs, d’un jardin à arbres sis aux vignes présentement en friche, qu’il s’oblige aussi à défricher. Elle lui donne une quarte de blé et lui fera faire deux charrois à Metz incessamment pour emmener ses meubles. Il jouira de plus de deux jours de terre en chaque saison, il prendra de plus du bois pour son chauffage dans les bois de ladite Dame.
Il aura pour gage la somme de 180 F barrois, 12 resaux de blé et 6 bichets de pois.
Témoins : Jean-Gaspard HOFFGUESANGE, châtelain de Vergaville, Guillaume COLIN, jeune fils majeur d’ans demeurant en l’abbaye de Vergaville.


23.09.1682 Constitution de rente (7 F 6 gros de Lorraine au principal de 150 F)
par Marie LUPY veuve de feu Nicolas BELCHAMPS, échevin en la justice locale de Dieuze
envers la Confrérie du Très Saint Sacrement de l’hôtel érigé en la paroisse de Dieuze acceptant par Christophe CURẺ, procureur de ladite Confrérie.
La somme provenant de l’adjudication des biens de Marie HINDERHOFF dont la Confrérie a été colloquée.
Témoins : Etienne TEMBLAIRE, de Dieuze, Adam LAURENT, marchand à Dieuze.
En marge : 29.08.1729 le sieur François BELLON, marchand de Dieuze, receveur et procureur de la Confrérie du Saint-Sacrement reconnaît avoir reçu du sieur ANTOINE, bourgeois de Dieuze la somme de 150 F et consent à la radiation de l’acte.


23.09.1682 Rachat de constitution
Les sieur NOËL, VAULTRIN, MERCY et MARCHAND confessent que le rachat de la constitution ci-dessus
a été fait par ledit BARTHELEMY par la restitution des 430 F prêtés.
En marge : la somme de 430 F est restée entre les mains dudit sieur MARCHAND pour être prêtée ailleurs.


24.09.1682 Dette
de Jean PIERRON, contre boutavant à la saline de Dieuze
envers Jean PERRIN, tailleur aux salines de Dieuze, absent acceptant par Marguerite THIERRY son épouse (1 400 F de Lorraine).
Il promet de rembourser la somme dans 6 mois, hypothèque la charge de contre boutavant et tous ses biens.
Pierre PIERRON, garde en la saline de Dieuze, son frère, se porte caution.
Témoins : Pierre TOTIN, Jean NOIRJEAN maîtres ouvriers en la saline de Dieuze.
En marge : 05.01.1686 le sieur Jean PERRIN , comparant en personne, confesse avoir reçu du sieur Jean PIERRON, aide boutavant, la somme de 1400 F et consent à la radiation de l’acte.


24.09.1682 Dette
de Elisabeth COLIN veuve de Michel FUCIER dit Laflamme demeurant à Dieuze
envers Jean MASSUS l’aîné marchand demeurant à Strasbourg, absent, acceptant par Adam LAURENT, marchand à Dieuze, procureur fondé (116 F 3 gros) pour vente de marchandises.
Témoins : Jean COESAR, marchand boucher à Dieuze, Anne KISSERANT dit DUFRENES, bourgeois de Dieuze.


24.09.1682 Marché
entre François COTTE, écuyer, conseiller du Roy, lieutenant général au bailliage de Dieuze d’une part
et Henry BLAISIN, vigneron à Guénestroff d’autre part.
Ledit BLAISIN s’est obligé de façonner un jour et demi de vigne, présentement en état, appartenant au sieur COTTE, sis au ban de Kerprich, et un autre demi jour, joindant icelui, qui a été provigné l’année dernière et ce pendant 3 années entières commençant à la saint Martin prochain.
Le sieur COTTE se charge de fournir les paisseaux nécessaires et de payer 6 écus pour le demi jour en état et 3 écus pour celui qui n’y est.
Ledit BLAISIN reconnaît avoir reçu 18 écus blancs pour le paiement de deux années.
Témoins : François FAUCHER, de Dieuze, Guillaume BROCQUET, bourgeois de Dieuze.

28.09.1682 Constitution de rente (10 F de Lorraine au principal de 200 F)
par Françoise EPVRE veuve de Mathias HENRY, maréchal ferrant à Dieuze
au profit de l’hôpital de Dieuze acceptant par Anthoine NOËL, maître échevin, Jean VAULTRIN, Gaspard MERCY et Christophe MARCHANT, échevins en la justice locale de Dieuze.
Elle hypothèque la moitié d’une maison sise à Dieuze en la grande rue. Jean PISSEMBERG, maître maréchal demeurant à Dieuze se porte caution.
Témoins : Joseph SIMON, marchand tanneur, Guillaume BROCQUET dit Laviolette, bourgeois de Dieuze.


28.09.1682 Constitution de rente (11 F 6 gros de Lorraine au principal de 230 F)
par Joseph SIMON, marchand tanneur à Dieuze
au profit de l’hôpital de Dieuze acceptant par Antoine NOËL, maître échevin, Jean VAUTRIN, Gaspard MERCY et Christophe MARCHAND, échevins en la justice locale de Dieuze.
La somme provient de l’adjudication de la Terre de Bidestroff vendue sur les sieur et dame de MARCHEVILLE, héritiers de la dame de LAVAULX.
Il hypothèque une maison à Dieuze entre Jean COESAR d’une part et Adam LAURENT d’autre part.
Témoins : Georges PIERRON, sergent doyen en la justice locale de Dieuze, Jean PISSEMBERG bourgeois de Dieuze.


30.09.1682 Bail
par le sieur Claude PUISSEUR, marchand bourgeois de Dieuze au nom et comme ayant charge et pouvoir express de dame Claudine CORDIER veuve de feu Claude MOUGEOT demeurant à Dieuze sa belle-mère
à Claude MASSON, laboureur à Bisping
d’un gagnage sis à Bisping (6 années, 2 paires de resaux).
Témoins : Jean GERARDIN, jeune fils natif de Dieuze, compagnon cordonnier, Jean PIERRE, natif de Tambach près de Sélestat, compagnon cordonnier.