02.09.1683 Marché
entre le sieur Bernard COUSIN, fermier des poudres et salpêtres de la ville et évêché de Toul, Thionville, places de la Sarre, comté de Chiny et autres ville et lieux réunis tant audit évêché de Toul qu’en celui de Metz et Trèves, résidant ordinairement en la ville de Metz d’une part
et Claude PUISSEUR et Anselme VINETTE, marchands demeurant à Dieuze d’autre part
Ledit COUSIN a laissé et sous fermé à titre de ferme et prix d’argent aux dits PUISSEUR et VINETTE le pouvoir et permission de vendre à l’exclusion de tous autres personnes, la poudre à giboyer pour le public dans les villes de Dieuze, Marsal, Morhange et Créhange lieux réunis et leurs dépendances à raison de 24 sols la livre le tout suivant les déclarations, arrêts et règlements du Roy des 15 et 20 novembre 1677 et ce pendant 16 mois qui ont commencé au premier jour de ce mois et qui finiront au 1er janvier 1685. Les preneurs se fourniront ou bon leur semblera pourvu toutefois que ce soit dans le royaume, moyennant la somme de 132 livres tournois par chacune année, de quartier en quartier.
Témoins : Etienne PIERRON, maître maréchal demeurant à Dieuze, Claude POYARD, compagnon cordonnier.


03.09.1683 ( à Morhange) Dette (6 pistoles d’or)
de Didier TERNARD, maire à Hampont
envers Lazard MAY, juif résidant à Morhange
pour le prix de deux chevaux hongre sous poil noir à lui vendu le 9 avril dernier.
Témoins : Jean-Adam FRITZ, François RAGUIN, bourgeois de Morhange.


04.09.1683 Constitution de rente (190 F de principal)
par Christophe ROBINET, tuteur de Anne LELOUP enfant mineur de Jean-François LELOUP et Nicolas LELOUP, maître cordonnier de Dieuze en qualité d’héritiers bénéficiaires de Demenge LELOUP leur père
au profit Claude JOBERT .
Témoins : Antoine NOËL, maître échevin, Christophe MARCHAND, échevin, Claude GUYON, tabellion général.


06.09.1683 Testament
de Marie VAUTRIN veuve Nicolas HAMANT… J’élis la sépulture de mon corps en l’église des religieuses de Saint François d’Assise du couvent de Dieuze où mes services seront célébré comme aussi un à la paroisse. J’ordonne qu’il soit célébré la quantité de 300 messes basses pour le repos de mon âme, de celles de mes père, mère, parents, amis aussitôt mon décès arrivé de quoi je charge mes enfants et pour y satisfaire j’ordonne qu’ils prendront sur mes plus clairs et apparents biens meubles la somme de 400 F barrois et au cas ou cette somme ne suffirait y parfourniront chacun également. J’ordonne aussi que ma fille Jeanne prendra avant partage fat des lits et meubles de bois et autrement comme ses autres sœurs ont eu. Je veux et entend qu’il soit baillé et délivré à sœur Catherine HAMAN ma fille religieuses au couvent des dames de la Congrégation Notre-Dame, annuellement la somme de 12 F barrois pendant sa vie durant seulement et par mes quatre enfants sans faute à commencer le jour de mon décès, pour quoi j’oblige tous mes biens , et un habit de la valeur de 4 écus blancs ou bien 4 écus blancs pour une fois seulement. J’ordonne que le surplus de mes biens tant meubles qu’immeubles soit partagé entre mes dits quatre enfants également. Je révoque tous autres testament, codicilles, donation et ordonnance de dernières volontés que je peux avoir fait.
Témoins : Jean JACQUIN, maître potier d’étain, Jean TEMBLAIRE le jeune, maître cordonnier, Jean BLANCHARD, maître menuisier à Dieuze.
Révoqué le 13.06.1690.


14.09.1683 (à Vergaville) Acensement
par Jean Joseph ANCEL , prêtre et curé de Vergaville, Jean PAGNY, maire, Jean CHERIER, échevin de la paroisse Saint Pierre de Vergaville, au nom de la fabrique
à Eve HARTMAN femme à Claudin ANTHOINE, laboureur,
d’un meix sis à Vergaville proche l’entrée du village allant à Dieuze entre une ruelle de ville d’une part et le sieur PAGNY, Jean DIEUDONNẺ et Hans KISTEMACHER d’autre part, provenant de feu Hans-Adam CHAPPELIER (1 F 5 gros 8 deniers de Lorraine).
Témoins : Nicolas PAGNY, Nicolas PROUVẺ, jeunes fils, compagnons chirurgien et cordonnier demeurant à Vergaville.


14.09.1683 (à Vergaville) Vente
par Eve HARTMAN femme à Claudin ANTHOINE de Vergaville
à Théodore DOMMERCHE, maître tailleur d’habits à Vergaville et Anne PIERRE sa femme
d’une maison sise à Vergaville en la rue allant aux églises entre madame l’abbesse de Vergaville d’une part et l’acquéreur d’autre part, chargée de trois chapons (350 F de Lorraine).
Témoins : Jean CHERRIER, maître potier de terre à Vergaville.


14.09.1683 Constitution de rente (10 F de Lorraine au principal de 200 F )
par Jean LAFOREST, manœuvre demeurant à Guénestroff
envers les religieuses du couvent saint François d’Assise de Dieuze, acceptant par Marguerite de SAINT-CLAUDE, supérieure, Marie DURANT, assistante, Barbe PRAILLY, Anne DURANT, Claire MISTON, sœurs, toutes religieuses au dit couvent.
Ils hypothèquent une maison leur appartenant sise à Guénestroff entre le sieur KIECKLER d’une part et la veuve et héritiers KLEINHAMANT d’autre part. La maison a été bâtie avec l’argent emprunté.
Témoins : Nicolas GUYON, sergent bailliager à Dieuze, Peter HOUPERT, maître maçon à Vergaville.
En marge : 20.02.1721 Du consentement de Révérende Mère Angélique HUSSON, procureuse du couvent saint François d’Assise de Dieuze, cette constitution est cassée comme acquittée par Claude RIVARD de Guénestroff comme étant au droit des héritiers dudit Jean LAFOREST .


15.09.1683 Vente
par Nicolas MARTIN père, laboureur à Guéblange fort de Martine PIERRE sa femme
à Nicolas MARTIN, son fils, aussi laboureur à Guéblange, et Anne ABRAHAM sa femme
d’une place masure à Guéblange en la rue dépendante de la terre de Monsieur de Guéblange d’une part et les représentants Cheinkel Hans d’autre part, contenant de largeur 50 pieds et de longueur 80 pieds et un usuaire non mesuré (100 F de Lorraine).
Témoins : Claude VERLET greffier au bailliage de Dieuze, Nicolas GUYON, clerc à Dieuze.
En marge : 19.02.1684 Ratification par Martine PIERRE du contrat.


16.09.1683 Association
entre Jean PERRIN, tailleur des bois de la saline de Dieuze d’une part
et Pierre PIERRON, officier en ladite saline d’autre part
chacun pour la moitié dans le quart du profit et perte de la ferme de l’étang de Lestocq laissé par le sieur de Hellimer au sieur PIERRON pour 9 années suivant bail passé devant C. Klein
Témoins : Claude SIMONOT, Jean SIMONOT père et fils, maîtres charpentier demeurant à Saint-Nicolas étant de présent à Dieuze.


17.09.1683
entre Jacques FORGET commis du sieur GUILLEMIN demeurant à Nancy d’une part
et Claude SIMONOT et Jean SIMONOT, maître charpentiers demeurant à Saint-Nicolas d’autre part.
Lesdits SIMONOT père et fils s’obligent de découvrir entièrement le petit pavillon qui est joignant la tour ou est logé le sieur PERRIN, tailleur des bois de la saline, aussi de démolir tous les bois qui sont pourris et rompus, de rétablir à neuf ledit pavillon à l’égard de la charpente seulement dont les bois, clous et broches leur seront fournis sur place en ladite saline par ledit FORGET . Moyennant quoi ledit FORGET a promis de payer la somme de 50 F barrois après que les ouvrages seront faits.
Témoins : Louis VINCENT, maître architecte demeurant à Nancy, Christophe MARCHAND, échevin en la justice de Dieuze.


17.09.1683 Accord
entre Jean AUBIN, jeune fils majeur demeurant à Dieuze d’une part
et Pierre ANCEL, laboureur à Bellange au nom et comme tuteur de Didier HENRIOT jeune fils mineur absent,
à cause du procès pour raison d’excès faits en la personne dudit AUBIN dont il y a sentence rendue au bailliage de Dieuze le 11 du présent mois.
Ledit ANCEL promet de payer la somme de 102 F audit AUBIN (aux protestations qu’il fait de récupérer la moitié de cette somme contre les héritiers de Lazard PERROT), 6 écus dans trois semaines et le surplus à Noël Prochain.
Catherine ANCELLE veuve du sieur PERROT se prote caution principale.
Témoins : Pierre BAPTISTE, avocat à la cour résidant à Dieuze, Gaspard MERCY, échevin de la justice de Dieuze.


17.09.1683 Accord
entre Marc LEJEUNE,, jeune fils majeur demeurant à Dieuze d’une part
et Pierre ANCEL, laboureur à Bellange au nom et comme tuteur de Didier HENRIOT jeune fils mineur absent,
à cause du procès pour raison de batteries et excès faits en la personne dudit LEJEUNE .
Ledit ANCEL promet de payer la somme de 58 F 4 gros F audit AUBIN dans trois semaines et le surplus à Noël Prochain.
Catherine ANCELLE veuve du sieur PERROT se porte caution principale.
Témoins : Pierre BAPTISTE, avocat à la cour résidant à Dieuze, Gaspard MERCY, échevin de la justice de Dieuze.


18.09.1683 Bail
laissé par Adam LAURENT, marchand bourgeois de Dieuze
à Jean CITO, manœuvre demeurant à Tarquimpol
de deux jardins à arbres sis à Tarquimpol, l’un entre Nicolas GUYON d’une part et une ruelle de ville d’autre part, frappant d’un bout sur le petit étang et de l’autre sur le haut chemin (12 années qui commenceront le 1er janvier 1684 pour finir au dernier jour de décembre 1695) à charge pour le preneur, pendant les trois premières années de mettre 36 arbres de bon fruit dans le grand jardin et 12 dans le petit, de les tenir bien nettoyés et fermés en sorte qu’il n’y ait point de chevaux, vaches et cochons dedans, nettoyer les arbres, faucher les jardins deux fois l’année dont l’herbe lui appartiendra. Tous les fruits qui y proviendront seront partagés par moitié et seront cueillis ensemble par les parties.
Témoins : Nicolas LELOUP, maître cordonnier, Jean DECOURBE, maître cloutier à Dieuze.


19.07.1683 Marché
pour Bastien LYONNOIS et Jean CLAUDON, maîtres recouvreurs demeurant à Vic
par Jacques FORGET, commis du sieur Guillemin entrepreneur des réparations de la saline de Dieuze
pour recouvrir à neuf le petit pavillon ou demeure le sieur PERRIN, tailleur des bois de ladite saline en écaille à dit d’expert, y travailler dès que la charpente sera faite et sans discontinuer ( 8 F barrois par toise).
Témoins : Jean PERRIN, tailleur des bois de la salin, Charles ROIDOT demeurant à Dieuze.


23.09.1683 Dette
de Jean EPVRE, maître maréchal des poeles de la saline de Dieuze
envers Anthoine NOËL, maître échevin en la justice locale de Dieuze (249 F 5 Gros barrois)
pour vins à lui vendu et délivré à ses nécessités tant pour le logement des gens de guerres, pour ses valets pendant le temps qu’ils travaillaient à la saline.
Témoins : Léger BALLET, chevaucheur en la saline de Dieuze, Claude LARBALETTRIER, maître cordonnier.


23.09.1683 Dette
de Nicolas FRANÇOIS, laboureur demeurant à Cutting,
envers Etienne VASSEUR dit Le Picard et consorts, marchand demeurant à Lagarde (147 F barrois)
pour cause de vaches à lui vendu et délivré depuis le 28 avril 1681.
Témoins : Christophe MARCHAND, échevin en la justice de Dieuze, Christophe DREFFER, maître maréchal ferrant à Dieuze.
En marge : 08.01.1689 Joseph VASSEUR fils dudit VASSEUR pour moitié au présent contrat et Nicolas FALENTIN son consort consentent à la radiation.


25.09.1683 (devant les grilles du parloir de l’abbaye de Vergaville) Bail
laissé par haute et puissante Dame Madame Anne de LIVRON, abbesse et Dame de Vergaville, de l’assistance des quatre doyennes de l’abbaye, savoir Marie VITOU de Jésus, prieure, sœur Nicole de SERRIERE Scholastique, sous prieure, sœur Anne de LAPLUME de Saint-Bernard, doyenne, sœur Marie de BEAUJEU de Saint Joseph, dépositaire de l'abbaye de Vergaville
à Jean AUBIN père, Jean AUBIN fils et Mathieu PRUDHOMME, demeurant à Steinbach
de la tuilerie de Steinbach avec ses dépendances et 6 jours de terre à chaque saison et 8 fauchées de pré, desquelles il y a 4 fauchées proche le neuf étang et 4 fauchées nommées « le pré Poirson » pour 6 ans de la Saint-Georges 1684 à 1690 (canon : 17 000 tuiles creuses et plates et briques au choix de ladite dame desquelles il y en aura trois milliers de creuse avec des crochets et aussi 10 réseaux de chaux).
Les preneurs jouiront des demeurances, grange, fourneaux et dépendances de la tuilerie à charge des menues réfections comme aussi des franchises et exemption de gens de guerre, hors la force majeure.
Témoins : Jean PAGNY, maire à Vergaville, Nicolas PAGNY jeune fils compagnon cordonnier à Vergaville.


29.09.1683 Vente
par Laurent KIPPERT, m°d'école à Lixheim
à Hanus FIACKERS et Barbe KIPPERT sa femme pour moitié,
Nicolas KIPPERT fils mineur de défunt Jean KIPPERT demeurant à Guermange, absent, acceptant par Nicolas AUBERTIN, leur beau-père, pour l'autre moitié,
tout ce qu’il a au ban et finage de Guermange indivis et partageables avec les acquéreurs pour l’autre moitié à cause de Jean KIPPERT leur père provenant de l’hérédité de défunts Laurent KIPPERT et Jeanne HAMAN, père et mère du vendeur (400 F).
Témoins : Jean TEMBLAIRE le jeune, maître cordonnier, Jean CHENOT dit Saint-Jean, maître menuisier à Dieuze.
Les acquéreurs n’ont rien payé et ledit Nicolas AUBERTIN promet de payer 100 F à la saint Martin prochain, 150 F à Pâques prochain et 150 F à la saint Rémy chef d’octobre.


29.09.1683 Bail
laissé par dame Catherine MOUGEOT veuve de feu le sieur LOMBARD demeurant à Dieuze
à Claude LARBALLETRIER, maître cordonnier à Dieuze
de la maison appartenant à Nicolas et Claude LOMBARD ses fils, absents, desquels elle a pouvoir, sise en la grande rue entre les NOËL d’une part et Jean-Jacques HAMAN d’autre part, avec écurie au derrière, à la réserve du poil et du cabinet au long et l’usage de la cuisine et de se chauffer et cuire son pot à la chambre devant quand il plaira à la laisseresse et de laisser par le preneur la porte de l’allée pour aller à la chambre ouverte en été seulement, lequel preneur n’éteindra point de braises en ladite cuisine que la porte du poil ne soit fermée, de bien nettoyer l’écurie et l’immondice de derrière d’icelle afin que l’eau ne cause la ruine des murailles (6 années commençant à la Saint Jean prochain ; 97 F barrois payables par demi année).
Témoins : Nicolas NOËL, compagnon chirurgien, Didier ANDRẺ, jeune fils, compagnon pâtissier à Dieuze.


29.07.1683 Reconnaissance
par Didier VAUTRIN, maître des postes de Dieuze
ayant reçu de Jean GRANDIDIER, maréchal demeurant à Dieuze
la somme de 100 F barrois qu’il lui avait prêté il y a neuf ans environ dont il y avait promesse.
Témoins : Dominique SIMONIN, tabellion général en Lorraine demeurant à Marsal, Antoine DEMENGE, laboureur demeurant à Cutting.